Iberia passera aussi à la commission zéro le 1er avril

Le statut de mandataire rémunéré par une compensation.
Selon le Snav, cette compensation équivaut à 1 % de com’.
Les autres compagnies ne vont pas tarder à réagir.
Après l’annonce d’Air France de passer à la commission zéro dans l’Hexagone à partir du 1er avril 2005, personne n’imaginait que les autres compagnies présentes en France resteraient sans réaction. Iberia est le premier transporteur à s’engouffrer dans la brèche. La compagnie espagnole a décidé de passer à son tour à la commission zéro en France en même temps qu’Air France. « Nous passons à la commission zéro et nous rémunérons le statut de mandataire par le biais d’une compensation arrière basée sur les éléments de production », confirme Jean-Pierre Sauvage, directeur général France d’Iberia. Pour pouvoir mettre en place son nouveau modèle, la compagnie est obligée légalement d’en avertir les agences six mois avant la date d’application. Soit avant ce soir si Iberia veut débuter le 1er avril. « Les lettres sont parties, le Snav et les grands réseaux ont déjà été informés », indique Jean-Pierre Sauvage. Interrogé, Robert Darfeuille, président de la commission Air du Snav, explique : « Globalement, ce qu’Iberia envisage de donner aux agences correspond à une commission de 1 %, ce qui ne veut pas dire que les agences toucheront 1 % sur chaque vente de billet. » Il précise : « Nous sommes opposés à l’idée d’une commission de 1 % sur les billets car c’est trop compliqué et surtout ça revient horriblement trop cher à gérer. » Pour Robert Darfeuille, « le système imaginé par Iberia est non seulement plus simple mais il est sans doute plus rémunérateur que celui d’Air France ». Le fait qu’Iberia supprime la commission dans la foulée d’Air France n’est pas une surprise : « Toutes les compagnies sont en pleine réflexion. Avant, sur les marchés où la rémunération évoluait, les compagnies majeures mettaient environ un an à suivre la compagnie principale, aujourd’hui la tendance est à suivre dans la foulée. » Et de conclure : « De toute façon, elles savent que nous sommes vigilants tant sur le délai imparti pour tout changement que sur la forme de rémunération envisagée, car, je le rappelle, nous voulons rester mandataires. »

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