« L’e-ticket peut-être en septembre sur Thalys »

Des tests sont actuellement en cours sur Paris-Bruxelles.
Le DG revient sur une année morose et un bon début 2004.
Poursuivre la stratégie de service face à la concurrence.
L’e-ticket pourrait débarquer dès septembre 2004 sur les trains Thalys entre Paris et Bruxelles. Tel est le vœu de Jean-Michel Dancoisne, DG de Thalys depuis six mois. Et un test est en cours auprès de détenteurs de la carte Cybelis. Lancée en avril 2003 pour les grands utilisateurs et équipée d’une puce, elle sert à enregistrer les bonus accumulés au cours des voyages. Mais depuis début juillet, certains de ces voyageurs, après avoir acheté leur billet peuvent présenter leur carte au contrôleur sans autre titre de transport. Le contrôleur lit alors la carte avec son terminal portatif et vérifie la validité de l’achat. « La réservation peut se faire aussi bien en gare que sur Internet ou auprès des agents de voyages », précise le DG. Pour ces derniers, la manipulation ne change pas. Il suffira d’aller sur le site Internet et d’opter pour la vente e-ticket. « Si les tests sont concluants, nous pourrions mettre le système en service dès le mois de septembre », souligne-t-il. Un autre projet encore plus ambitieux existe qui associerait le téléphone mobile. Ces innovations mettent donc en valeur la vente par Internet qui a doublé en un an (9 % du CA total), mais aussi les agences de voyages puisque ce canal représente un tiers des ventes totales de produits Thalys en France. La société commerciale franco-belge retrouve son énergie, après une année 2003 en baisse, la première de son histoire. Elle a ainsi généré 301 ME de CA (– 2 % par rapport à 2002) pour 5,8 millions de passagers (– 2,4 %). Mais le premier semestre 2004 montre une nette reprise avec une croissance de 4 % du CA (+ 8 % sur Paris-Bruxelles), malgré une baisse continue de 5 % sur les axes Paris-Pays-Bas et Paris-Allemagne. Sur ce dernier axe, la concurrence des low cost a coûté en part de marché à Thalys. « Nous la maintenons aujourd’hui à plus de 70 % », remarque Jean-Michel Dancoisne. « Notre combat pour la qualité de service reste valable. La dérégulation actuelle provoque l’apparition de nouveaux concurrents qu’il serait vain de vouloir faire disparaître dans une politique de prix suicidaire, car ils réapparaîtraient sous une autre forme. » De plus, Thalys entend « jouer un rôle avec ses partenaires aériens privilégiés comme KLM ou Air France », particulièrement à partir de 2007 avec des relations Paris-Amsterdam en environ 3 heures.

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