La grève du ciel parisien a été annoncée très tard

Transport

Déclaration de la DGAC vendredi soir.
Dur d’anticiper pour les agences.
Après s’être échauffés mercredi dernier par une journée de grève qui a fortement perturbé l’exploitation des lignes au départ d’Orly, les contrôleurs aériens de l’aéroport ont remis le couvert lundi pour toute la semaine pour protester contre un projet de réorganisation du contrôle aérien en région parisienne. Leurs collègues du centre de contrôle aérien d’Athis-Mons (Val-de-Marne), qui régule le trafic aérien de toute l’Ile-de-France, devaient suivre le mouvement mardi et aujourd’hui. Bilan des courses : 60 % des vols sont annulés à Orly toute la semaine et la DGAC prévoyait un taux d’annulation de 80 % pour hier et aujourd’hui, y compris à Roissy en cas de débrayage d’Athis-Mons. Cette grève d’une longueur extraordinaire suscite la polémique. Car l’annonce du préavis de grève a été faite vendredi soir par la Direction générale de l’aviation civile. Soit légèrement plus de 48 heures avant le début de la grève. « On l’a appris très tard, c’est scandaleux », s’indigne Robert Darfeuille, président de la commission Air du Snav. « On a eu connaissance de la grève le week-end dernier, une fois que l’on ne peut plus rien faire », s’emporte la directrice d’une agence parisienne. Difficile en effet de déconseiller à son client de partir cette semaine-là ou de trouver une solution de repli avec un délai aussi court, qui plus est le week-end. Interrogée, la DGAC n’a pas su nous dire à quelle date les syndicats avaient déposé leur préavis. En attendant, quand les clients disposant d’un billet à restrictions n’ont pu être orientés sur le peu de vols programmés, Air France propose soit le report du billet dans le mois dans la même classe de résa, soit la prolongation de la durée de validité du billet, soit un remboursement sous forme d’avoir, soit un remboursement normal sans encaissement des pénalités. Comme à chaque grève, les compagnies et les agences sont pénalisées. « On aura travaillé deux fois pour rien, pour l’émission du billet et pour le remboursement », grogne un agent de voyages.

Publié par La Rédaction
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