La pub de la SNCF fait des vagues

Transport

Les aéroports français y voient un dénigrement de l’aérien.
Ils sont agacés car la SNCF « est largement subventionnée ».
La SNCF a voulu une pub plus « tonique » avec plus d’impact.
Bien qu’elle se soit achevée vendredi dernier, la publicité de la SNCF à propos du TGV déclarant notamment que « choisir un autre mode de transport ne serait pas très professionnel », fait des vagues dans l’aérien. « Cette campagne avait pour objectif de reprendre des parts de marché auprès de la clientèle affaires. On s’est aperçu que les campagnes précédentes qui vantaient les bénéfices du train avaient peu d’impact, car les clients ont des comportements bien ancrés qu’il fallait casser. D’où une campagne plus tonique », indique la Sncf. Une « tonicité » qui a étonné Jacques Sabourin, secrétaire général de l’Uccega (Union des chambres de commerce et des établissements gestionnaires d’aéroports). « Quand on est autant subventionné, il faut un pacte de non-agression », martèle-il. Son agacement est partagé par Philippe Wilmart, directeur commercial et marketing de l’aéroport de Marseille, qui parle de « dénigrement malhonnête » de l’aérien. Notamment les griefs faits sur les temps d’attente dans les aéroports. « Aujourd’hui, avec les bornes libres-services, les seuls temps d’attente au sol résultent des contrôles de sûreté. C’est doublement difficile à digérer car, d’une part, la SNCF n’a pas les mêmes contraintes que nous sauf pour l’Eurostar, et, d’autre part, ces mesures de sûreté se traduisent par des taxes pour le passager qui sont rajoutées au prix du billet, soit près de 20 E pour un aller-retour ». Et de poursuivre : « Alors que les coûts de sûreté sont supportés par le client dans l’aérien, il n’y a pas les mêmes mesures pour le train, et lorsqu’il en y a, elles sont financées par l’Etat et les contribuables ». Ces arguments vont dans le sens de Jacques Sabourin qui souhaite notamment qu’une partie des missions de sécurité et de sûreté soit financée par le budget général de l’Etat et non plus par le budget de l’aviation civile. « Il est temps que le transport aérien soit sur un pied d’égalité avec le transport ferroviaire ».

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