Le manque de communication après le crash a fait du mal au secteur

Transport

« Ce qui a fait du mal, c’est qu’il n’y ait pas eu d’interlocuteurs pendant des heures [NDLR : après le crash de l’avion de Flash Airlines samedi dernier] », déplore René-Marc Chikli, président du Ceto. Or si aujourd’hui la cause de l’accident est inconnue, il est clair que la compagnie égyptienne a très mal communiqué en ne prenant la parole que très tard, une fois commencée la polémique sur sa fiabilité dérapant sur l’ensemble des transporteurs charter et les pratiques des TO. « Il faut un système quasi automatique de communication dans les premières heures, tout se joue là (…) il ne faut pas que l’entreprise pense à des questions de responsabilité, il faut dire ce que l’on va faire et le président doit s’exprimer très vite car il donne le ton de l’entreprise », expliquait Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France, en novembre 2000 au Cannes Airlines Forum, quelques mois après le crash de Concorde. « Il y a une liste de points qu’il faut suivre, sinon c’est la pagaille », poursuivait-il. Les grandes compagnies ont toutes des procédures de communication de crise. Le transporteur doit se présenter comme la source d’information la plus crédible et ne diffuser que des faits. Elle doit très vite présenter et décourager les spéculations sur les causes de l’accident…. Bref, tout cela a fait défaut à Flash ou à son affréteur Air Masters , laissant l’espace aux médias qui n’ont vu qu’un charter à risque et des pratiques opaques du voyage à forfait.

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