Le patron de la SNCF ne croit pas à une grande grève

Transport

Alors que les cheminots sont appelés à la grève le 22 mars prochain par la CGT et FO, dans le cadre d’une journée d’action de la fonction publique, la remise du rapport Spinetta sur l’avenir du transport ferroviaire, jeudi dernier, et les consultations que le gouvernement a engagé avec les organisations syndicales ont réactivé le spectre de la grande grève de 1995. Un scénario auquel Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, ne semble pas croire.

Écoute, concertation et négociation

S’exprimant mardi au micro de France Info, le patron de la SNCF a affiché toute sa confiance dans le dialogue social et le bon sens : « Je suis persuadé que l’écoute et la concertation, la négociation vont permettre d’éviter une grande grève » a-t-il expliqué.

Sur le fond Guillaume Pepy s’est attaché à déminer les sujets sensibles.

La privatisation de la SNCF ? Un non sujet : « Même pas en rêve (…) aujourd’hui nous somme un établissement public, la proposition que fait Jean-Cyril Spinetta c’est que nous devenions une société nationale. Une société nationale, elle ne peut pas être privatisée. La SNCF appartient aux Français, personne n’a parlé de privatisation. C’est un point absolument fondamental ».

Plus de trains et des trains de meilleure qualité

Les réformes ? Voulues par les clients : « Nos clients veulent de la réforme, avec plus de trains, c’est pour ça qu’il y a une réflexion sur la concurrence, pour amener plus de train. Ils veulent des trains de meilleure qualité, c’est pour ça qu’il faut faire d’avantage de travaux sur le réseau et Spinetta propose d’augmenter les crédits. Ils veulent que ce soit moins cher, et ça c’est à nous SNCF de faire les effort de productivité et d’efficacité pour y arriver ».

Les cheminots savent s’adapter

L’opposition des cheminots ? Pas crédible : « plus il y d’explication, moins il y a de tension, nous sommes dans la période ou il faut donner du sens aux choses. Le sens des choses ce n’est pas de réduire le train, c’est de l’augmenter, ce n’est pas de mettre moins d’argent, c’est de mettre mieux d’argent et c’est de faire en sorte que les français soient plus satisfait de leur chemin de fer. Ces objectifs là tout le monde y a intérêt, les cheminots, les syndicats de cheminots ont intérêt à ce qu’il y ait un avenir pérenne pour la SNCF. Je suis persuadé que l’écoute et la concertation, la négociation vont permettre d’éviter une grande grève. En France tout le monde adore se faire peur et adore dire que la France n’est pas réformable. Moi je connais les cheminots et je sais qu’ils ont trois qualités : un savoir-faire incomparable, ils sont engagés pour le train et ils savent s’adapter. Regardez les évolutions que la SNCF a connu depuis 10 ou 15 ans, ça montre une sacrée capacité d’adaptation ».

Le statut de cheminot : une question politique

La fin du statut de cheminot ? Un mensonge : « C’est juste faux. Il ne propose pas du tout ça. Ce que dit le rapport c’est d’abord ce qui ne change pas. La SNCF est publique, elle le restera, la SNCF est un grand service public, elle le restera, la SNCF est au service de l’aménagement du territoire, elle le restera et le personnel a un statut. La question qu’il pose c’est de dire dans deux, trois ou quatre ans quand il y va y avoir la concurrence, quel est le système le plus efficace ? Est-ce que c’est toujours de recruter des gens avec un statut ou c’est de recruter des gens en CDI. Là-dessus je n’ai pas d’opinion personnelle parce que c’est une question politique et moi je ne suis pas là pour faire de la politique. »

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Vos réactions (2)

  1. Guillaume Pépy est en grande partie responsable de la mauvaise situation de la SNCF. C’est sous sa présidence que le tout TGV a été érigé en dogme. Au détriment des autres lignes. Obsession et seul intérêt pour les ouvertures de lignes TGV ensuite plus entretenues. Deux accidents dramatiques ont entraîné la mort de plusieurs dizaines de personnes. Il aurait du être débarqué depuis longtemps. On peut s’interroger quant aux protections dont il bénéficie ?!

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