Le train Lyria arrive sur la ligne Paris-Genève

Transport

A partir du 1er janvier 2005.
Concurrence ouverte avec l’aérien.
Mauvaise nouvelle pour Easyjet ou Swiss, un autre concurrent veut s’affirmer sur la liaison Paris-Genève. Et cette fois-ci, l’ennemi vient du fer, puisqu’il s’agit de Lyria, la structure commerciale gérant les liaisons ferroviaires entre la Suisse et la France, disposant de 8 rames TGV et d’une rame CFF. Lyria, ex-Ligne de Cœur, vient de bénéficier de la gestion de la ligne Paris-Genève après un accord passé la semaine dernière entre la SNCF, propriétaire de Lyria à 89 %, et CFF, les chemins de fer fédéraux suisses, impliqués dans les 11 % du capital restants. A partir du 1er janvier 2005, l’exploitation ferroviaire de cette relation TGV échoit donc à Lyria, par ailleurs déjà gestionnaire des relations Paris-Zurich, Paris-Lausanne et Paris-Berne. Lyria aura ainsi en charge toutes les relations ferroviaires existant entre Paris et la Confédération helvétique. Une bonne nouvelle en cachant une autre, le temps de parcours sera également revu à la baisse. La mise en service de la ligne du Haut-Bugey et de celle de « l’Arc jurassien », entre Dole et Frasne permettront de ramener le temps de parcours à 3 heures entre Paris et Genève (contre 3 h 33 actuellement) et à 3 h 30 entre Paris et Lausanne (contre 4 heures actuellement). Par ailleurs, Lyria bénéficiera de la mise en service de la ligne rapide du TGV-Est prévue en 2007 pour effectuer des liaisons de Paris à Bâle en 3 h 30 contre 5 heures aujourd’hui. Paris-Zurich sera également desservi par cet axe. Ces futurs temps de parcours pourrait considérablement changer la donne sur l’axe Paris-Genève, déjà opéré par Easyjet et Swiss. Ces deux compagnies se livrent une lutte concurrentielle sans merci, tant au niveau de la diminution du prix que des services. Mais c’est peut-être le troisième larron, Lyria, qui en tirera bénéfice avec la liaison TGV en trois heures. Selon les observateurs de l’aérien, c’est le seuil psychologique en deçà duquel les passagers délaissent l’avion pour le train. L’exemple de Marseille leur a déjà donné raison.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *