Les compagnies françaises condamnées à délocaliser ?

Transport

Ne pas finir comme la marine marchande. C’est une image que les compagnies aériennes françaises et plus largement le secteur français du transport aérien, à travers la Fnam (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande), utilisent volontiers."Nous ne voulons pas subir le sort du transport maritime, c’est pour cela que nous prévenons avant, quand les autorités se sont préoccupées du maritime, c’était trop tard, il était quasiment entièrement délocalisé" a expliqué Lionel Guérin, président de la Fnam, à l’occasion de la présentation la presse des 10 proposition de l’industrie du transport aérien aux candidats à l’électionprésidentielle. De fait, la part du pavillon français (les compagnies aériennes françaises) ne cesse de perdre du terrain face à la concurrence étrangère. En gros cette part de marché recule de 1% par an depuis 10 ans. D’où toute une série de propositions visant à restaurer la compétitivité économique, à faire de la France la porte d’entrée de l’Europe et du développement durable un atout de compétitivité. Si aujourd’hui on ne sait pas encore si les candidats ou encore la future équipe prendront réellement la mesure des demande du secteur (pour le moment seul François Hollande à répondu, point par point à la Fnam), ce que l’on sait, c’est qu’il y a cinq ans, la Fnam a déjà tenté d’attirer leur attention sur les difficultés des compagnies française et qu’à part la réforme de la taxe professionnelle, rien n’a réellement bougé. La différence c’est qu’aujourd’hui, le transport aérien français va beaucoup plus mal qu’il y a cinq ans.

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