Les compagnies italiennes ne sont pas à la fête

Volare a besoin de 90 ME.
Meridiana cherche une alliance.
Si Alitalia pleure, les autres compagnies italiennes ne rient pas pour autant. Pour Volare, le holding de Volareweb et d’Air Europe, le PDG Andrea Molinari a présenté un plan de financement d’un montant de 90 millions d’euros pour pouvoir tenir jusqu’à la fin de 2005. Les actionnaires, qui sont le groupe hollandais Avedeco (38,63 %), le fondateur Gino Zoccai (25 %), Interbanca (12,2 %) et le fonds Tricolore (12,2 %) sont prêts à verser 30 millions immédiatement, mais les 60 autres millions sont à trouver dans le cadre d’une future augmentation du capital. Andrea Molinari a fait part également d’un revirement de la politique low cost de Volareweb : « Nos tarifs ne seront plus dérisoires, mais raisonnables. » Avec 23 avions pour le réseau low cost et quatre hubs (Paris, Milan, Venise et Bologne), le PDG compte augmenter le coefficient de remplissage à 70 % avec de nouvelles liaisons vers Palerme, Catane, Bari et Naples. « Il faut que Volare soit un bon partenaire pour pouvoir s’allier avec une compagnie low cost européenne », a-t-il ajouté. On pense à une alliance aussi chez Meridiana, la compagnie de l’Aga Khan transformée en low cost par son directeur général Giovanni Sebastiani. Le prétendant officiel est, depuis longtemps, Alitalia. Giancarlo Cimoli, PDG de la compagnie nationale, a répondu « peut-être » à une possible alliance, tandis que Giovanni Sebastiani déclarait : « pourquoi pas ». Même le ministre des Transports, Pietro Lunardi, semble envisager favorablement cette perspective : « Il faut d’abord privatiser Alitalia, ensuite Alitalia évaluera une alliance avec Meridiana. » Le ministre est moins bien disposé à l’égard de l’accord Alitalia-Air France : « Lufthansa serait un meilleur partenaire. Pour les Français nous sommes toujours les derniers arrivés », a-t-il déclaré.

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