Les limites du genre

Les compagnies aériennes charter cherchent à se départir d’une image entachée par le drame de Charm el-Cheik. A l’époque et sans discernement, de nombreux médias ont accrédité l’idée qu’elles seraient moins sûres que les autres. Les maladroites initiatives gouvernementales, cherchant à se mettre en phase avec l’opinion et visant à mettre en place une liste blanche des compagnies honorables, n’ont pas contribué à rassurer les clients. Pour s’imposer comme fiables à des consommateurs de plus en plus dubitatifs, les charters n’ont d’autre solution que de renforcer leur notoriété. Et là deux axes s’offrent à eux. Se lancer dans le transport régulier et le faire savoir grâce à des campagnes en communication grand public, ou améliorer le service à bord pour les clients des tour-opérateurs. Et attendre que le bouche-à-oreille fasse le reste… Star Airlines (lire ci-dessus) a donc opté pour la première solution sans pour autant négliger le second volet. Or c’est dans cette activité principale, le vol affété, que l’exercice atteint ses limites. Mettre par exemple un A320 dont la cabine est « densifiée » [comme on dit pudiquement quand le passager a les genoux dans le dos du siège de devant] sur Hurghada, c’est risqué. Car avec une durée de vol de 5 heures et plus, on atteint la limite entre le moyen et le long-courrier. D’où le commentaire acerbe d’un passager : « Le seul siège confortable était celui des toilettes… ». Ce n’est sans doute pas le but recherché.

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