Marmara et Atlas Blue pris en otage par des clients !

Transport

Mardi, un appareil d’Atlas Blue affrété par Marmara a connu un incident mineur à Bordeaux. L’avion parti d’Agadir devait rejoindre Paris via Mérignac où il devait débarquer certains clients du TO et en embarquer de nouveaux. Un programme mis à mal par un problème de démarreur sur l’un des moteurs…Vu le temps de réparation, et l’heure du couvre-feu à Orly, le TO et la compagnie n’ont pas pu faire partir le vol le soir Même. Trois groupes de passagers étaient concernés. À Orly, ils étaient 131 à attendre pour partir pour Agadir. À Bordeaux, 37 devaient embarquer, également pour le Maroc. Enfin, 46 passagers en fin de vacances devaient eux rejoindre Paris. Les opérateurs ont décidé de prendre en charge les 2 groupes de touristes en partance et les ont hébergés à l’hôtel. Ulrich Desmet, adjoint au directeur d’exploitation de Marmara précise que "puisque les clients au départ ont perdu une journée, nous envisageons de les indemniser". À hauteur de combien ? On ne le sait pas encore. Restait le groupe de 46 personnes sur le chemin du retour. C’est en bus qu’on leur a proposé de rejoindre Paris. Et c’est là que les choses se sont gâtées puisque la majorité d’entre eux ont refusé cette solution. D’après Marmara, certains se sont même montrés violents et ont tenté d’empêcher les 5 qui avaient accepté de monter dans l’autocar. À ce stade, Atlas Blue et le TO ont demandé à l’aéroport de leurs fournir une salle d’embarquement pour y loger les passagers rebelles à qui ils ont fourni de quoi dormir. Mercredi matin, la compagnie a programmé un vol supplémentaire pour ramener tout le monde à Paris. Côté indemnisation volontaire ou autre geste commercial, aucune décision n’avait été prise hier du côté de Marmara. Il faut dire que le TO a dû gérer d’autres paramètres dans l’immédiat. Comment éteindre le feu médiatique allumé par les propos, largement repris dans la presse, d’une des passagères, autoproclamée experte en aéronautique, qui a évoqué un "moteur littéralement explosé". Ce qui a tendance à énerver la profession. Pour René-Marc Chikli, le président du Ceto, excédé par les proportions dramatiques que prennent de plus en plus les incidents d’exploitation même mineurs dans l’aérien "que les clients exagèrent largement pour obtenir des indemnités, c’est la loi du genre, mais que les médias ne filtrent pas leurs propos et les ne vérifient pas, c’est grave…".

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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