Même Ryanair doit indemniser ses passagers en cas de grève de la compagnie

Transport
Michael O'Leary, PDG de Ryanair.

En avril 2018, la cour de justice de l’UE a décidé que les compagnies devaient indemniser leurs passagers pour les retards et les annulations de vols, même s’ils étaient causés par une grève du personnel des compagnies aériennes. Ryanair avait alors déclaré son intention de ne pas suivre cette décision. Avec la grève qui secoue mercredi et jeudi la compagnie low cost, la plus grande prudence s’impose.

 

Christian Nielsen, responsable du département juridique d’Airhelp, un site d’assistance aux passagers, rappelle que les lois ne sont pas faites « pour piocher dedans au cas par cas mais pour les appliquer dans leur intégralité ». Il rappelle qu’avant cette décision, les grèves des salariés des compagnies étaient considérées comme des circonstances exceptionnelles qui « exemptaient les compagnies de leur obligation de payer des indemnités aux passagers concernés ».

 

Mais en avril dernier, la cour de justice de l’UE a finalement jugé que « même une grève illégale ne constituait pas un événement extraordinaire ». Ce qui signifie que désormais, si un retard ou une annulation sont provoqués par une grève de leurs salariés, les compagnies doivent indemniser leurs passagers jusqu’à 600 € par personne.

Il poursuit : « Bien que cette décision engage tous les tribunaux européens, Ryanair déclare que la société ne dédommagera pas ses passagers pour les problèmes auxquels ils sont confrontés en raison des perturbations causées par les grèves ».

 

Il faut donc retenir que même pour Ryanair, en cas de retard ou d’annulation d’un vol et en cas de refus d’embarquement, les passagers peuvent prétendre à une indemnisation allant, en fonction des circonstances, jusqu’à 600 € par personne.

Pour être l’éligible, l’aéroport de départ doit être situé dans l’UE ou la compagnie concernée doit être basée dans l’UE. En outre, la compagnie doit expliquer la raison du retard. Le droit à une compensation financière doit être réclamé dans les trois ans suivant la date de retard du vol.

En revanche, des circonstances exceptionnelles telles que des tempêtes ou des urgences médicales permettent à la compagnie concernée d’être exemptée de l’obligation d’indemniser les passagers.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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