Nouvelair communique sur sa maintenance pour rassurer

Transport

La compagnie charter tunisienne constate un besoin d’infos sur le sujet.
Sa maintenance est faite par une filiale d’EADS selon les normes européennes.
Elle constate une hausse de 20 % des contrôles en Europe depuis janvier.
Sans que les causes de l’accident soient connues, les commentaires hâtifs du crash de Flash Airlines à Charm el-Cheikh ont accablé par ricochet la fiabilité de l’ensemble des compagnies charter. Et ont jeté le trouble auprès des consommateurs. Aussi, le transporteur tunisien Nouvelair, qui assure la totalité du plan de vol d’Etapes Nouvelles, a-t-il ressenti la nécessité de communiquer sur sa maintenance. « Depuis janvier, il y a un boom des consultations de notre site Internet de la part des clients qui achètent des forfaits des TO nous utilisant, et les informations à propos de la maintenance sont les plus regardées », indique Sammi Zitouni, directeur général de Nouvelair. Communiquer sur le sujet lui est peut-être plus facile car l’entretien de sa flotte est réalisé à Monastir par EADS Sogerma Tunisie, un joint-venture créé entre Nouvelair et EADS Sogerma Services, filiale comme Airbus du holding EADS. Agréé JAR 145 par les DGAC française et tunisienne, ce centre de maintenance répond donc aux normes européennes en matière d’entretien. « Tous les avions, qu’ils appartiennent à des compagnies charter ou régulières, sont entretenus selon les mêmes procédures », explique Jean-Claude Trecu, directeur général d’EADS Sogerma Tunisie. Les avions de Nouvelair sont inspectés et réparés selon un rythme de visite imposé de manière obligatoire par le constructeur : visite pré-vol, journalière, hebdo, toutes les 500 heures, annuelle, visite des 5 ans, visite des 10 ans. Alors que depuis le crash de Charm el-Cheikh, Nouvelair a constaté une hausse de 20 % des contrôles inopinés de ses appareils en Europe, la compagnie tunisienne réalise à Monastir les mêmes tests qui seront effectués en Europe. Et le formulaire tamponné par EADS Sogerma est glissé dans le dossier de vol. Quant à la mise en place d’audits techniques plus approfondis comme le souhaite le gouvernement français afin de labelliser les compagnies étrangères travaillant avec les TO, le dirigeant de Nouvelair estime qu’en théorie sa compagnie ne devrait pas être concernée puisque sa maintenance répond aux normes européennes.

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