Paris-Sydney dans la peau d’un… homme d’affaires

Transport

Pour faire un aller-retour entre Paris et Sydney en 5 jours, transport compris, il faut vraiment avoir de bonnes raisons. Dès raisons à caractère plutôt professionnel. Expérience dans la peau d’un homme d’affaires. Comme le vol que je dois prendre décolle aux environs de 23 heures et qu’il faut que je me présente à l’enregistrement au moins 2 heures avant, je décide de partir du centre de Paris en RER. Coup de chance, j’attrape un train sans arrêts entre le centre-ville et l’aéroport, soit environ 40 min de trajet. Je suis donc parfaitement dans les temps. Étonnamment, les formalités de passage sous douane me semblent particulièrement rapides. L’avion dans lequel j’embarque est un B 777-300 qui me semble flambant neuf, et pour cause, une hôtesse m’explique qu’il est entré en service il y a 3 jours… Le début du vol se passe sans histoire et j’ai la possibilité, si je le veux, de choisir une formule de dîner express afin de pouvoir travailler ou dormir rapidement. Le système de vidéo à la demande qui équipe la classe affaires est extraordinaire, il permet de faire démarrer le film de son choix au moment de son choix sans aucune contrainte d’horaire. Quant au siège, le seul bémol est qu’il ne s’incline pas complètement à l’horizontal, d’où quelques glissades progressives au cours de la nuit. Enfin, c’est peu de choses d’autant que je finis par comprendre qu’en baissant complètement le fauteuil, puis en le remontant légèrement on obtient une position un peu plus confortable. Mon vol fait un stop à Singapour, où je dois attraper une correspondance sur la compagnie australienne avec laquelle la compagnie sur laquelle je suis parti opère en partage de code. Comme la correspondance n’est pas trop longue, j’ai juste le temps de me diriger, sans me presser, vers le salon business du transporteur australien. Mon objectif est simple, après ce premier tronçon, je ne pense qu’à prendre une douche. Là mauvaise surprise, toutes les cabines sont prises. Mais je n’ai pas le temps d’être désappointé puisque l’employé du salon me tend immédiatement un petit objet noir et plein de diodes rouges en forme de frisbee qui n’est autre qu’un biper qui se mettra à vibrer dès qu’une douche sera libre. En attendant, direction le fumoir le plus proche où j’ai l’agréable surprise de trouver une véritable terrasse en plein air. Une fois frais et dispos, j’ai juste le temps de remonter dans un nouvel avion pour effectuer mon 2e tronçon. Attention à prévoir une petite marge, Singapour étant un aéroport où les flux d’arrivés et de départs se mélangent, on est obligé de repasser un contrôle de sûreté. Le produit business sur lequel je vole désormais vers Sydney n’est pas aussi moderne que sur la partie Paris-Singapour, mais ce n’est, m’explique-t-on du côté de la compagnie, qu’une question de mois. A l’arrivée, de très bon matin, plus de 20 heures après mon départ de Paris, j’ai la sensation d’être en forme et prêt pour me mettre au travail, mais en fin de matinée, je suis rattrapé par un énorme « coup de barre ».

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