Qu’est-ce que le contrôle aérien ?

Transport
controleur aerien

Le contrôle aérien consiste à assurer la sécurité des avions dans les airs ou au sol. Le travail est assuré par des contrôleurs aériens souvent appelés des aiguilleurs du ciel. Garants de la sécurité et de la fluidité du trafic aérien, ceux-ci guident les pilotes du décollage jusqu’à l’atterrissage de leur avion.

 

Fonctionnaire, ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA), le contrôleur aérien est la véritable cheville ouvrière de la sécurité du transport aérien.

 

Concrètement les avions volent d’un aéroport à un autre en suivant des routes aériennes. Ces routes ne sont pas automatiquement des lignes droites, elles sont soumises à des contraintes telles que les zones militaires, les régions montagneuses, conditions météo… En fonction de ces contraintes, des routes ont donc été définies.

Rôle et missions du contrôleur aérien

Depuis la tour de contrôle, le contrôleur aérien ou aiguilleur du ciel s’assure qu’aucun avion ne va en percuter un autre au sol comme en l’air. Il donne des instructions très précises à chaque pilote pour rouler, décoller, atterrir. Au sol, il va guider les avions sur des routes semblables à celles empruntées par des voitures. En l’air, le contrôleur aérien va adapter la route de l’avion pour lui faire éviter un autre avion. A noter que deux appareils peuvent se retrouver à la verticale d’un point géographique en même temps à partir du moment où il existe une distance verticale minimale entre eux. Cette distance en Europe est de l’ordre de 1000 feet soit environ 300 mètres. Il existe aussi des cas où il n’est pas possible de changer de route deux avions qui risquent de rentrer en collision. Dans ce cas le contrôleur aérien va « sortir » de sa route un avion pour l’écarter en lui donnant un cap radar.

 

Le contrôleur aérien donne des instructions très précises à chaque pilote pour rouler, décoller, atterrir. C’est lui qui indique l’altitude à prendre et contrôle les avions pendant toutes les phases de mouvement au sol et en vol. Il fournit aux pilotes toutes les indications nécessaires. Répartis en équipe de deux, sur une position de contrôle, les contrôleurs suivent chaque appareil sur leur écran et communiquent par radio avec les pilotes.

 

Importance du trafic, conditions météo, plans de vol et trajectoires des avions, il gère de nombreuses informations simultanément. Il analyse et anticipe les situations. Il doit toujours être en mesure de réagir et de prendre des décisions avec une extrême rapidité. Il avertit les secours s’il présume que la sécurité d’un avion est menacée : par exemple, si un avion qu’il contrôlait ne répond plus à la radio et a disparu de son radar.

 

Lorsque des avions quittent son espace aérien, le contrôleur aérien de l’aéroport procède au transfert de contrôle des avions vers les contrôleurs des « centres en route ». Ces derniers assurent le relais et donnent des instructions et des autorisations aux pilotes pendant la phase « en route » du vol : trajectoire, altitude, vitesse.

 

En France, l’espace aérien est divisé en cinq centres de contrôle régionaux (Aix-en-Provence, Athis-Mons à côté d’Orly, Bordeaux, Brest et Reims). A l’intérieur de chacune de ces zones, l’espace aérien est divisé en secteurs de contrôle « en route ». Chaque secteur est pris en charge par deux contrôleurs, qui peuvent traiter jusqu’à 25 avions simultanés en fonction de la complexité du trafic. Les avions passent d’un secteur à l’autre en changeant de fréquence afin de pouvoir toujours discuter avec le contrôle, qui va ainsi l’amener vers son aérodrome de destination. C’est alors le contrôle d’approche, puis le contrôle d’aérodrome situé dans la tour qui prennent successivement le relais.

 

Le champ d’action des contrôleurs concerne l’ensemble de l’espace aérien national. Ils sont en liaison avec les contrôleurs des pays voisins.
Un couloir aérien équivaut à une largeur de 10 milles nautiques (18 km). Les avions y sont espacés de 1 000 pieds (330 m) verticalement les uns par rapport aux autres. Les couloirs aériens sont jalonnés de balises radio-électriques (les VOR/DME). Le VOR donne une indication d’orientation et le DME de distance.
Les contrôleurs assurent la surveillance du trafic à l’aide d’un écran radar. Ils gèrent les espacements entre avions et détectent les conflits possibles.

 

Le dialogue entre le contrôleur et l’avion est assuré par des communications radio dans une gamme de fréquences VHF réservées à l’aéronautique pour éviter toute interférence. Au centre régional de contrôle aérien, les contrôleurs travaillent en équipe et sont relevés toutes les deux heures afin de garder tout leur potentiel de décision. Dans le secteur d’approche, où est gérée la phase descente des appareils, les avions vont tous rejoindre la même trajectoire d’atterrissage, l’espacement entre eux se réduit à 3 milles nautiques (un peu plus de 5 kilomètres).

 

Les contrôleurs communiquent en anglais avec les pilotes dans la plupart des cas. Ils travaillent en horaires décalés. Le service fonctionne sept jours sur sept et, dans certains cas, 24 heures sur 24.

 

Le contrôleur peut être amené à faire tourner les avions dans des circuits d’attente pour pouvoir traiter les embouteillages du ciel (dues à une piste inutilisable par mauvaise météo par exemple). Les avions vont former des “ piles d’assiettes ”, en tournant tous dans le même sens et en effectuant des trajectoires en forme d’hippodrome.

 

La vigie de la tour de contrôle surveille le bon alignement de l’avion puis le transfère au contrôleur sol sitôt la piste dégagée. Sur les grands aéroports, tout véhicule – avion ou voiture – se déplaçant sur la plate-forme est suivi par un système de surveillance au sol afin de prévenir les risques de collision.
Le métier de contrôleur du ciel est parfois éprouvant et toujours lourd de responsabilités. Comme le pilote, il a entre ses mains la vie de tous les occupants d’un avion. Tout cela requiert une parfaite condition physique et nerveuse.

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