Rapprochement entre Corsair et Air Caraïbes : les négociations vont bon train

Transport

Le projet de rachat de la compagnie Corsair International (TUI France) par le groupe Dubreuil, actionnaire de la compagnie Air Caraïbes, a été officialisé dimanche soir par les deux groupes.
 
"Un comité d’entreprise extraordinaire est convoqué le 19 février 2015 pour ouvrir une information en vue de la consultation du comité d’entreprise de Corsair sur le projet de rachat de la compagnie Corsair International par le groupe Dubreuil" annoncent les deux groupes dans un bref communiqué commun. Le groupe Dubreuil sera présent et "viendra présenter son projet". A la suite de quoi, une conférence de presse se tiendra le vendredi 20 février à 9h30, en présence de Jean-Paul Dubreuil, président du conseil de surveillance du groupe Dubreuil et d’Air Caraïbes, de Marc Rochet, président du directoire d’Air Caraïbes et de Pascal de Izaguirre, président de TUI France et PDG de Corsair International. Cette conférence se tiendra à l’hôtel Intercontinental à Paris. Le 1er février, une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP des négociations exclusives entre TUI France et un spécialiste de l'aérien. Leur rapprochement au sein du même groupe marquerait le début d'une consolidation du secteur nécessaire sur ces zones géographiques particulièrement concurrentielles, qui souffrent de surcapacité avec la présence de deux autres acteurs, Air France et XL Airways.
 

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Vos réactions

  1. Le communiqué de presse est plus que « malthusien » : « leur rapprochement au sein du même groupe marquerait le début d’une consolidation du secteur nécessaire sur ces zones géographiques particulièrement concurrentielles, qui souffrent de surcapacité avec la présence de deux autres acteurs ».

    Dans un pays qui souffre gravement des abus de positions dominantes (par exemple, les aéroports, dont ADP, les autoroutes, les TGV…), on peut s’étonner que la presse se fasse l’écho pur et simple des « communiqués de presse ».

    Et pourquoi faire un procès – non argumenté – de l’éventuelle « surcapacité aérienne », alors même que la perte de marge des compagnies aériennes vient en partie de l’inflation galopante des taxes d’aéroport (et coût des parkings des aéroports), dont on ne fait le procès en profondeur ?

    Il n’y a pas lieu de présumer les conséquences de cette acquisition annoncée de Corsair par Air Caraïbes ; elle est peut-être nécessaire, ou souhaitable, mais on peut – aussi – légitimement craindre ce qui s’est produit dans le passé, c’est à dire une hausse sensible des prix aériens sur les lignes concernées.

    Les lignes aériennes en question – faut-il le rappeler – ne sont concurrencées par aucune compagnie étrangère !

    Corsair s’appelle, s’appelait, Corsair International ; verra-t-on un jour un « Air Caraïbes International » ? profitant de sa base élargie pour tenter d’aller chercher une clientèle plus internationale ?

    Et si on commençait à faire le ménage sur les coûts des slots et des taxes d’aéroport, dont l’excès a en partie fondé le succès des compagnies aériennes « low-cost », qui – on s’en souvient – se sont développées initialement sur les aéroports secondaires. Avec à l’époque aussi un refrain sur les « sur-capacités aériennes ».

    Yves Brossard
    Primea Hotels Guadeloupe

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