Selon Air France : « Il va y avoir des négociations musclées avec les GDS »

Transport

Avec la déréglementation des GDS aux États-Unis qui devrait arriver en Europe à la fin de l’année, Christian Boireau, directeur général commercial d’Air France, livre ses premières impressions. « Aujourd’hui le booking fee unique est fini et tandis que les négociations avec les GDS étaient limitées, tout devient négociable », indique-t-il. Et alors que régnait jusqu’ici un affichage neutre des compagnies en fonction du plus court temps de parcours, « l’affichage biaisé devient normal aux États-Unis (…) Les GDS vont afficher plus ou moins bien les compagnies (…) il va y avoir des négociations musclées », souligne Christian Boireau. Ce dernier, à l’instar de plusieurs compagnies, s’oppose au fait que les transporteurs assurent 100 % de la rémunération des GDS et que ces derniers en reversent la moitié aux agences de voyages sous forme d’incentives. « Nous sommes contre, déclare Christian Boireau, il est anormal de payer 4,5 euros par segment alors que le coût est de 2 euros. » On semble se diriger vers une répartition des coûts de GDS entre compagnies et agences. « Lorsque l’on dit que l’agence paiera, ce n’est pas cela, en fait ce sera le client qui paiera. » Si face au pouvoir des GDS, les petites compagnies ne vont pas faire le poids, les grosses qui appartiennent à des alliances commerciales n’hésiteront peut-être pas à négocier au niveau de l’alliance. Les grandes compagnies seront obligées d’être présentes sur tous les GDS car elles opèrent sur tous les marchés mondiaux. En revanche, une petite compagnie locale pourrait ne travaillait qu’avec un GDS si ce dernier est ultra dominant sur un marché.

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