SNCF : des voeux du PDG sous le signe de l’austérité

Transport

Succès des Prem’s et du site Web.
2 trains de nuit Italie supprimés.
La SNCF cherchait désespérément à combler son déficit 2003 annoncé comme démesuré. C’est raté, mais Louis Gallois, président de la SNCF, s’est tout de même montré satisfait des efforts effectués ces derniers mois pour limiter la perte courante et a constaté un déficit de « seulement » 250 ME contre près de 400 ME attendus. « C’est bien sûr beaucoup trop, mais cela traduit, hors conflit, une baisse remarquable du point d’équilibre de l’entreprise », a-t-il déclaré. Le président de la SNCF a également souligné « le vrai succès commercial » du nouveau Corail Teoz qui « s’est traduit immédiatement par une croissance du trafic ». Par ailleurs, Louis Gallois a rappelé son combat contre les compagnies low cost, dont les billets Prem’s sont la réponse la plus visible pour les clients. « Trois millions de billets Prem’s vendus illustrent le formidable succès du site Internet de la SNCF, en croissance de 70 % par rapport à 2002 et qui représente 15 % des ventes en ligne en France. » Enfin il a insisté sur la dimension européenne du marché ferroviaire et confirmé son objectif : « renforcer notre position de leader européen de la grande vitesse. » Or, malgré ses vœux de suprématie européenne, la SNCF a décidé qu’elle allait supprimer un des deux trains de nuit Paris-Florence-Rome, baptisé le Galilei, à partir de septembre 2004 et se retirer de l’exploitation du Paris-Venise (le Rialto) en décembre prochain. Ces décisions sont motivées « par la nécessité impérative de réduire les coûts d’exploitation des trains de nuit France-Italie », explique la SNCF. Depuis le début de l’année 2003, le trafic est en baisse de 19 % sur ces lignes, « suite à l’arrivée des compagnies aériennes low cost et à la mise en place de politiques agressives des prix sur ce marché ainsi que de nouvelles offres des compagnies classiques », selon la SNCF. Le passage à un seul train sur la liaison Paris-Florence-Rome n’aura pas vraiment de conséquence pour la clientèle, assure la SNCF, car les deux trains actuels proposaient les mêmes itinéraires et des horaires très proches, avec un taux d’occupation de 51 %. La destination Venise restera quant à elle desservie après l’arrêt de son exploitation par la SNCF. L’entreprise française et son partenaire Trenitalia étudieront d’ici l’été 2004 la « meilleure solution répondant à l’évolution du marché », ajoute la SNCF.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *