SNCM : la direction fait appel à la responsabilité des grévistes

Une pleine page de publicité publiée mercredi dans le quotidien Corse Matin.
Mercredi 7 bateaux de la SNCM étaient encore immobilisés par 70 grévistes.
Les représentants du STC ont rejeté les dernières offres de la direction.
La compagnie maritime publique SNCM, dont le trafic vers la Corse est paralysé depuis près de deux semaines par une grève du Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste), a appelé les salariés grévistes « à la responsabilité », dans une pleine page de publicité publiée mercredi dans le quotidien Corse-Matin. Alors que la totalité de la flotte de la Société nationale Corse-Méditerranée assurant les liaisons avec l’île, soit sept bateaux, est immobilisée, la SNCM s’inquiète d' »un blocage sans précédent » qui a « des répercussions importantes sur la vie économique en Corse », avant d’en appeler « à la responsabilité de (ses) 70 salariés en grève » (selon la direction de la SNCM, 4,93 % des marins étaient en grève mardi). Le STC avait exigé mardi une reprise « dans les 24 heures » des négociations avec la direction de la compagnie. Celle-ci souligne, dans Corse-Matin, qu’elle a négocié avec ses partenaires sociaux entre le 26 août et le 9 septembre et proposé des revalorisations salariales d’environ 700 euros en 2004, pouvant atteindre 1 700 euros en 2005. Elle a également, ajoute-t-elle, doublé en 2004 le nombre des embauches de ses marins résidant en Corse. Le syndicat nationaliste demande le « respect » d’accords sur l’accroissement des pouvoirs de la direction locale de Bastia et un « rééquilibrage » des embauches entre la Corse et le continent. La SNCM rappelle qu’elle est le 7e employeur de Corse, avec plus de 800 salariés y résidant, « loin devant toutes les autres compagnies maritimes desservant l’île ». « La SNCM, pour assurer sa pérennité et l’avenir de ses 2 400 salariés doit améliorer le service offert à ses clients et à ses partenaires qui n’ont que trop souffert des précédents conflits », ajoute la direction. Mardi, la direction de la SNCM avait annoncé de son côté avoir décidé de « suspendre le poste de directeur général adjoint pour la Corse » et de nommer son titulaire, Nicolas Vellutini, « conseiller du président pour la Corse ». Le STC n’y a pas vu un geste d’apaisement. La direction générale adjointe était « une coquille vide, le nouveau poste va être une autre coquille vide », a déclaré son responsable, Alain Mosconi

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