Star Airlines se fait connaître du grand public

La compagnie met en avant le lancement de ses vols réguliers sur Cancun.
Le passage en régulier lui permet d’élargir ses canaux de distribution.
Moyen de se débarrasser de l’image négative du charter qu’a le consommateur.
C’est une première depuis la création de Star Airlines en 1995. La compagnie aérienne communique auprès du grand public. Depuis le 21 septembre et jusqu’au 29 du même mois, le transporteur s’affiche dans le métro et sur les Abribus parisiens (930 emplacements), à propos du lancement de ses vols réguliers entre Paris et Cancun à partir du 31 octobre à raison d’un vol hebdomadaire avant de doubler la fréquence le 17 décembre prochain. Si le thème met en avant la liaison sur Cancun, Star Airlines compte développer le nombre de lignes opérées en régulier, comme Santiago de Cuba mi-décembre, mais aussi à l’été 2005, les Seychelles, Colombo, Malé, Beyrouth, dans l’hypothèse où les droits de trafic seront accordés. La problématique est la même concernant l’île Maurice. « L’objectif est de passer en régulier sur toute l’activité long-courrier à terme », indique Sophie Ballandras, directrice des vols réguliers chez Star Airlines. Sachant qu’aujourd’hui la compagnie possède les droits réguliers sur Varadero et Holguin mais ne les commercialise pas via les GDS car les vols sont coaffrétés par les TO. Opérer en régulier apporte beaucoup plus de flexibilité à la compagnie au niveau de sa distribution. Si ce statut l’autorise à continuer à vendre la totalité de ses sièges à des TO, il lui permet également de panacher sa capacité entre coaffrètements et ventes via les GDS (code « SE », commission de 7 %) ou son call-center. Le tout en pouvant vendre des billets en bout de ligne, tout en faisant du fret. « C’est une méthode de consolidation des vols », précise Sophie Ballandras. L’autre objectif de cette communication est aussi de se débarrasser de l’image charter, qui a « une connotation négative auprès du grand public ». Il est vrai que les consommateurs manifestent une certaine appréhension vis-à-vis des compagnies souffrant d’un déficit de notoriété. Ce qui est le cas des charters qui par leur mode de commercialisation n’ont pas à communiquer vers le client final.

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