Taxation du kérosène : Une « petite musique » de plus en plus forte

Transport

Comme l’expliquait Jean-Pierre Sauvage fin janvier, lors de la dernière assemblée générale du Bar (l’association des représentants de compagnies aériennes qu’il préside), « la petite musique », de la taxation du kérosène se fait régulièrement entendre. En France, de plus en plus depuis le début de la crise des gilets jaunes. Mais pas seulement.

 

Après la Hollande, qui a abordé le sujet lors du dernier conseil des  ministres européens des Finances en février dernier, le quotidien belge Le Soir indiquait le 2 mars dernier, avant de revenir longuement sur le sujet le lendemain, que la Belgique veut demander à ses partenaires européens d’entamer une réflexion sur « une taxation juste et correcte » du transport aérien. Et le journal d’expliquer que d’après l’ONG Transport & Environment, « imposer une taxe au taux minimum de 0,33 centime/litre sur le kérosène utilisé pour des vols domestiques intra-européens rapporterait chaque année 9,5 milliards d’euros supplémentaires ».

 

Pas sûr que les compagnies aériennes, en particulier françaises, qui déplorent depuis de longues années maintenant le niveau trop élevé des charges en tout genre qui pèsent sur leurs épaules, goutent ce genre d’initiative. Reste que, comme le rappelait Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage lors l’assemblée générale du Bar, « on ne fera pas l’économie d’une réflexion sur le sujet ». Tout simplement parce que l’opinion publique, ultra-sensible à la notion de justice fiscale, ne le fera pas.

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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