Thai baisse sa capacité sur Paris-Bangkok

Transport

Manque d’avions par rapport au développement du réseau.
Arrêt de lignes dont les 3 vols hebdo de nuit à CDG.
Une hausse de 20 % du CA en France est néanmoins prévue.
Thai Airways va baisser sa capacité de 30 % sur la ligne Paris-Bangkok à partir du 1er mai prochain en passant de 10 vols hebdomadaires à un service quotidien en raison d’un manque d’appareils par rapport à l’extension du réseau prévue. La compagnie qui a pris livraison de deux Boeing 747-400 en novembre comptait pour 2004 sur l’achat de quatre exemplaires du même type auprès de United Airlines, qui a achoppé. Conséquence : pour libérer de la capacité, le siège a décidé d’arrêter les lignes les moins rentables. Genève-Bangkok sera fermée le 1er février suivie le 1er mai par les trois vols hebdomadaires de nuit au départ de Paris mis en place en janvier 2002 en parallèle du vol quotidien. Le point d’équilibre sur ligne Paris-Bangkok est atteint avec un taux de remplissage de 70 %, or sur ces trois vols de nuit, il était de 68 %. Le problème concerne en fait le vol retour dans le sens Bangkok-Paris, qui s’effectue de jour, plus difficile à remplir en dehors de la haute saison, puisque dans le sens Paris-Bangkok, le taux de remplissage est de 78 %. « C’est dommage car 2004 devrait être l’année de la reconquête en France », explique Gilles Ringwald, directeur général France de Thai Airways, espérant qu’au fur et à mesure des livraisons d’avions (12 en 2005), il récupérera ses trois vols. Car après la chute de trafic liée au Sras, le transporteur thaïlandais a constaté une reprise du trafic loisirs depuis novembre, deux mois après la reprise du trafic affaires. « Avec un taux de remplissage de 85 %, le mois de décembre a été excellent », indique Gilles Ringwald qui « veut transformer l’essai pour 2004. C’est reparti de manière sûre concernant la clientèle individuelle ; du côté des TO, on observe également une reprise mais j’attends de voir les réalisations ». Jusqu’à fin avril, les vols sont remplis à 81 %. Ainsi, en dépit de la baisse d’offre programmée, Gilles Ringwald table pour 2004 sur une hausse de CA de 15 à 20 % par rapport à 2003 qui s’est soldée par un recul d’activité de 10 %, à environ 70 ME.
Passage de 9 % à 7 % de com’ le 1er juillet
A partir du 1er juillet 2004, Thai Airways va passer de 9 % à 7 % de commission en France. Ce changement est étroitement lié à la stratégie de la compagnie de développer la vente de tarifs publiés qui ne représentent que 5 % des ventes aujourd’hui. Gilles Ringwald, directeur commercial France de Thai, met en avant le côté « compliqué » de la gestion des tarifs négociés, composés de deux types, des tarifs nets pour les réseaux qui ensuite mettent leur marge, et les tarifs dans R’Nego pour les agences ne faisant pas partie d’un réseau. Outre la dépense d’énergie pour introduire plusieurs grilles tarifaires et le fait que la compagnie ne contrôle pas le prix de vente lorsqu’elle fournit des tarifs nets, le dirigeant de Thai évoque également les problèmes de préacheminement sur Roissy avec Air France. Les accords avec cette dernière ne concernent en effet que les tarifs publics. Surtout, le développement des tarifs publiés est lié à la volonté de Gilles Ringwald de pousser les ventes individuelles, alors que la part des ventes des TO dans le CA France de Thai a baissé de 2 points en 2003 par rapport à 2002, à 40 %. Concernant le calendrier, le dirigeant de la compagnie voudrait surtout développer la vente des tarifs publiés à partir du 1er janvier 2005, en espérant qu’ils atteignent 15 % de son activité au bout de la première année, puis 30 % « à terme ». « Aujourd’hui, 40 % de notre chiffre d’affaires est réalisé par les voyagistes qui ne feront jamais ou peu de tarifs publiés », indique Gilles Ringwald.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *