Trajets en autocar : SoBus simplifie la réservation en ligne

Lancée en juin 2016 par Clément Hugon rejoint un peu plus tard par Matthieu Marquenet (photo), la plate-forme SoBus permet de comparer des trajets en autocar puis  de réserver des billets pour la destination de son choix. Simple et malin !

 

 

« Nous voulons devenir le site de référence du transport en autocar » affirme Matthieu Marquenet, l’un des deux dirigeants de la start-up SoBus actuellement en plein développement. Profitant de la libéralisation du marché grâce à la loi Macron à l’été 2015, leur pari est simple : permettre à tout le monde de se déplacer en bus (comprenez en autocar pour des trajets supérieurs à 100 kilomètres), facilement et au meilleur prix. « Autant pour le train, l’utilisateur recours à des sites comme Voyages-sncf.com ou Trainline, autant pour le car c’est plus compliqué car il existe une nébuleuse de sites » souligne Matthieu Marquenet.

 

SoBus intègre les trajets des différents opérateurs présents en France (OuiBus, Isilines, Eurolines) et même en Espagne avec la compagnie Alsa. « Flixbus, c’est prévu avant l’été » précise Matthieu Marquenet convaincu de pouvoir à termes « couvrir l’Europe entière ». Le fils de son père (Philippe Marquenet, nouveau directeur des ventes de Salaün Holidays), aventurier ayant déjà accompli un tour du monde à vélo, est convaincu que le marché français, fort de ses quelque 6,2 millions de passagers en 2016, « atteindra d’ici peu les 25 millions de passagers annuels que l’on retrouve en Allemagne ou en Grande-Bretagne ».

SoBus, qui prend une commission pour chaque transaction effectuée sur son site, propose actuellement une offre d’environ 30 000 trajets avec aussi l’avantage de pouvoir suggérer des parcours avec escale, ce qui améliore encore plus l’expérience client.

 

« A l’image d’un Paris-Bruxelles, le trajet moyen en autocar est environ de 15 euros. Difficile de trouver un tel prix sur un Thalys » résume le dirigeant qui reconnaît toutefois que les tarifs sont « surtout intéressants pour des trajets de moyenne distance ». « Un Paris-Barcelone, par exemple, ne sera pas forcément compétitif par rapport à un vol low cost ».

La start-up qui emploie actuellement deux personnes ambitionne de porter cet effectif à six d’ici la fin de l’année. « Nous avons été pré-sélectionnés pour intégrer l’incubateur HEC ce qui nous donnerait encore plus de visibilité » se réjouit Matthieu Marquenet.

Publié par David Savary

Journaliste – Le Quotidien du Tourisme

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