Trenitalia affiche ses ambitions sur le marché français

Transport

S’il y a une chose dont on ne peut pas accuser Trenitalia, équivalent italien de la SNCF, c’est de cacher son jeu. La société ferroviaire italienne semble attendre avec gourmandise l’ouverture à la concurrence du marché français.

 

De passage à Paris à l’occasion de la présentation des nouvelles cabines des trains de nuit Thello, Roberto Rinaudo, PDG de la filiale de Trenitalia, a été très clair : sa maison mère veut investir le marché français, tant en longue distance à grande vitesse qu’en TER. Et elle a des arguments à faire valoir.

D’abord du fait qu’à travers Thello, Trenitalia est le seul opérateur ferroviaire totalement indépendant de la SNCF qui opère d’ores et déjà sur le marché français, que ce soit avec ses trains de nuit reliant Paris à Venise ou avec des trains de jour entre Marseille et Nice d’un côté et Milan de l’autre. Elle connait donc le terrain.

A travers ses performances économiques aussi. Trenitalia est profitable depuis 10 ans alors même que le marché de la grande vitesse est libéralisé en Italie, où les prix ont baissé de 25%. A ce propos, Roberto Rinaudo explique : « nous avons vécu cette expérience, l’ouverture du marché est une chance pour les clients, pour les acteurs et surtout pour l’acteur historique et pour les territoires ».

Enfin, l’entreprise se distingue aussi côté produits. En Italie ses TGV, les Flèches rouges (Frecciarossa), qui sont très appréciés, proposent par exemple une voiture « executive » équipée de seulement 8 à 10 fauteuils dignes d’une classe affaires de compagnie aérienne et d’une salle de réunion. Quant aux TER utilisés par Thello en Paca, ils sont biclasses et équipés d’une voiture-bar.

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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