XL Airways doit faire face à une « class action » de clients en colère

Transport
XL Airways 330

Des passagers de la compagnie XL Airways bloqués à Washington début janvier lors des intempéries ont monté un collectif pour porter leurs réclamations auprès de XL Airways. Ils sont entre 35 et 40, dont des Français, à considérer que la compagnie low cost les a «abandonnés» à l’aéroport de Washington raconte Le Parisien.

« C’est affreux ce que la compagnie nous a fait subir »

L’histoire remonte à début janvier. Parti de Roissy-Charles de Gaulle à 17h45 le 4, le vol SE040 devait atterrir à l’aéroport JFK de New York à 21h25 heure locale. Alors que les intempéries font rage au-dessus de New York, JFK décide d’interdire tout atterrissage.

 

Le pilote d’XL informe donc ses passagers que l’avion est dérouté vers Washington. Mais pour un représentant du collectif, « si XL Airways n’a pas le contrôle sur la météo, nous leur reprochons d’avoir tenté leur vol depuis Paris alors que beaucoup de compagnies avaient annulé. C’était dangereux et inconscient pour les passagers ».

 

Interrogé par Le Parisien, Luc Bereni, directeur commercial d’XL, se défend : « durant le voyage, nous avons appris qu’il était impossible d’atterrir à New York. Notre plan B était prêt, il s’agissait d’atterrir à Newark où les passagers auraient été pris en charge par La Compagnie, filiale sœur de XL Airways ». Mais la tempête se déplace vers Newark et « cet aéroport a refusé de nous prendre : l’avion est en l’air depuis 8 heures, il doit se poser. Nous avons dû atterrir à Washington ».

 

A partir de là tout se complique. Les valises ne sont pas débarquées de l’avion et les passagers se retrouvent isolés dans l’aérogare de Washington. Selon des témoignages recueillis par Le Parisien, « XL Airways laisse les passagers se débrouiller » et « rejoindre la gare de Washington Union Station en métro puis prendre le train pour New York, prendre un bus, ou louer une voiture ».

 

Finalement, ils parviennent à prendre un bus et arrivent à JFK le lendemain. Les passagers se rendent au Terminal 4 pour récupérer leurs bagages, mais il est également en proie à une gigantesque pagaille et ce n’est que tard le soir vers minuit que les valises arrivent, certaines d’entre elles ayant toutefois disparu.

 

« C’est affreux ce que la compagnie nous a fait subir », dénonce le collectif qui réclame « l’expédition de tous les bagages chez leurs propriétaires, le remboursement des billets et des correspondances et le remboursement des frais supplémentaires ».

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Vos réactions (3)

  1. C’est fou comme les individus (clients) ont du mal à accepter les impondérables et la capacité de déresponsabiliser dont ils font preuve face aux éléments, avec pour principale motivation ne l’oublions pas, le remboursement de leurs vacances !

  2. Oui c’est vrai, mais à la décharge des clients les Cies leur montrent tellement peu de considération (résa, prix, yield, bétaillères) que le client dès qu’il le peut se « venge »………

  3. Dérouter un vol vers un aéroport non desservi régulièrement par une compagnie présente toujours un risque d’aléas pour l’handling au sol. C’est ce qui est arrivé à XL, qui aurait pourtant mandaté SWISSPORT à Washington leur sous-traitant habituel à NYC, lequel n’aurait pas fait son travail. Mais en matière de droit, l’exploitant est responsable de son mandataire.

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