Y a-t-il un pilote dans l’aviation civile belge ?

Transport

Bien dans l’esprit et dans sa méthode, Ryanair décide de fermer les quatre liaisons quotidiennes Charleroi-Londres en riposte à la décision plutôt équilibrée de la Commission européenne. Plutôt que d’aller en appel, comme annoncé dans un premier temps, ou de négocier, les managers de Ryanair préfèrent prendre en otage la région de Charleroi en laissant en suspens leur décision jusqu’au 29 avril… histoire de faire paniquer les autorités de la Région wallonne qui fondent beaucoup d’espoir sur le potentiel de « Brussels South », le surnom de l’aéroport de Gosselie dans la proche banlieue de Charleroi. Ce coup est d’autant plus mal reçu que la décision de la Commission européenne ne dénonçait qu’une partie du contrat liant la Région wallonne avec Ryanair. Ce contrat devait être renégocié en tenant compte des nouvelles règles du jeu. Cette décision de Ryanair marque aussi une nouvelle étape dans l’effondrement de l’aérien civil belge. D’aucuns parleront d’assainissement du marché laissant un peu plus de place pour la seule compagnie nationale belge : SN Brussels Airlines. Après les épisodes des faillites de TEA en 1991, de Constellation International en 1999, de Citybird en juillet 2001 et de la Sabena en novembre de la même année, suivie, un an plus tard, par la faillite de Delsey Airlines, le pompon est atteint avec la fin de Sobelair en janvier dernier… Restent en lice SN Brussels Airlines et VLM (Vlaamse Luchttransportmaatschappij) la compagnie régionale flamande essentiellement tournée vers les destinations britanniques et néerlandaises.

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