VIDEO – Les petits déjeuners débats du Quotidien du Tourisme : « Susciter les ventes des classes Premium Eco »

Petit déjeuner débat

En 2017, tous les mois, « Le Quotidien du Tourisme / Le Mag » organise au Bristol, à Paris, des petits déjeuners thématiques. Autour de la table, pour parler du produit « classe Premium Eco », nous avons reçu Carole Peytavin (Air France), Céline Moracchini (Air Austral), Pascal de Izaguirre (Corsair), Richard Vainopoulos (Tourcom) et Laurent Magnin (XL/ La Compagnie), Michel Lacombe (Misterfly), Emmanuel Foiry (Kuoni) et Michel Simiault (Jet Airways).

Qui utilise la classe Premium Economy des compagnies aériennes ? Carole Peytavin (Air France) précise qu’elle est utilisée par une majorité de clients loisirs, « c’est une classe positionnée pour répondre à un segment « motif personnel », ce n’est pas une petite business class ».  Ce qui n’est pas le cas chez Air Austral comme nous l’explique Céline Moracchini, « la première clientèle, sur la Réunion, c’est la clientèle affaires et après nous avons quelques tour-opérateurs qui peuvent la vendre. C’est un peu comme un petite business class avec des entreprises qui veulent faire un compromis ». Pascal de Izaguirre, patron de Corsair, constate que « c’est que c’est sur l’île Maurice que la classe business  et la classe Grand Large marchent le mieux alors que c’est zéro trafic affaires, vous avez des personnes qui font en arbitrage en faveur de l’hôtel et d’autres se disent « on se paie des belles vacances dans un très bel hôtel, on voyage dans de bonnes conditions ».  Laurent Magnin, PDG d’XL Airways, explique que ses nouveaux avions entreront avec de la Premium Eco : « Il n’y a pas de débat, c’est tranché ». Ce qui n’est pas à l’ordre du jour chez Jet Airways comme le précise Michel Simiault, DG France :  » Nous sommes un peu à contre-courant, nous avons deux destinations au départ de Paris, Bombay et Madras, 9 heures et 10 heures de vol. La clientèle société réclame pour ces temps de parcours la classe affaires, on ne pense pas qu’introduire une classe premium puisse avoir du sens. En ce qui concerne la clientèle loisir, elle a des possibilités d’upsell, soit à l’aéroport, soit via nos partenaires ». Ce qui va dans le sens de Richard Vainopoulos, président de Tourcom,  » la clientèle des sociétés depuis les années 2008-2009 ne veut  plus passer deux ou trois nuits d’hôtels après un long courrier et donc veut voyager confortablement et non derrière avec des enfants ».

Emmanuel Foiry, président de Kuoni, qui déplore le manque d’homogénéité des services liés à la classe premium, « il faut se plonger dans le mode d’emploi », renchérit : « sur toutes les marques du groupe Kuoni, on tourne et 8 et 10% de vente classe avant, affaires et premium, l’Océan Indien, Maurice, Seychelles, Maldives, tire ces ventes. Pour Emotions, la part est de 25%. Les weekends, jusqu’à trois-quatre heures, on n’en vend pas du tout. Ce que l’on vend beaucoup, c’est le fast track, l’accès aux salons ». Michel Lacombe (Misterfly) souligne qu’il n’est pas simple de vendre la classe premium pour un opérateur, « il faut susciter les ventes, nous avons mis système qui permettra aux clients d’acheter des options dont la classe Premium. On fait ça en collaboration avec Travelport, le programme Reach Content & Branding. Corsair est déjà compatible, d’autres compagnies vont suivre ».

Retrouvez l’intégralité du débat dans l’édition du 23 novembre 2017 du Quotidien du Tourisme/Le Mag.

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