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Coronavirus : les bonnes nouvelles venues d'Asie

Publié le : 25.03.2020 I Dernière Mise à jour : 25.03.2020

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La province du Hubei qui rouvre ses portes en Chine, la Corée du Sud sur la bonne voie pour endiguer l'épidémie : la situation en Asie tend à l'amélioration. Des nouvelles a priori encourageantes pour l'avenir.


 
Premier épicentre de la pandémie de Covid-19, la Chine, puis quelques autres pays asiatiques, semblent aujourd'hui voir le bout du tunnel. Alors que la province du Hubei sort du confinement, la Corée du Sud fait face à l'épidémie de coronavirus sans recenser trop de nouveaux cas.

La province du Hubei sort du confinement


En Chine, la situation semble à présent s'améliorer, notamment dans la province du Hubei, coupée du reste du monde depuis fin janvier. Après deux mois de confinement pour cause de coronavirus, la province chinoise, dans le centre du pays, a en effet commencé mercredi à ouvrir ses portes.
 
Le gouvernement chinois a annoncé mardi que les restrictions aux déplacements seraient levées sous certaines conditions à partir de minuit pour tout le Hubei, à l'exception de Wuhan, où le nouveau coronavirus a fait son apparition fin 2019, avant de se répandre dans le monde entier. Pour cette ville de 11 millions d'habitants, la quarantaine ne sera levée que le 8 avril.
 
En Chine plus généralement, aucun nouveau cas de contamination d'origine locale n'avait été détecté au cours des dernières 24 heures, mais 47 cas importés de l'étranger avaient toutefois été identifiés mercredi, portant le total à 474. Des chiffres récents qui n'ont pourtant pas empêché la contagion de diminuer considérablement au cours du mois écoulé.
 
Le pays, qui est passé derrière l'Italie en nombre de morts, fait néanmoins attention à une possible seconde vague de contamination par des cas importés. Pour l'éviter, de nombreuses villes ont mis en place des règles strictes de mise en quarantaine des nouveaux arrivants, comme par exemple à Pékin.

La Corée du Sud, l'exemple à suivre ?


La Corée du Sud, qui a lancé — très rapidement après la découverte du virus — une politique radicale de lutte contre l'épidémie, pourrait avoir vu juste. Le pays, qui était fin février, le deuxième plus gros foyer au monde derrière la Chine, voit en effet la tendance s'inverser considérablement.
 
Grâce notamment à un traçage de ses habitants (vidéosurveillance, bornage téléphonique) et une campagne de tests à grande échelle (300 000 tests en un mois et demi). Un endiguement possible aussi grâce à un recours massif au télétravail et aux masques, portés par une grande partie de la population depuis le début du mois de février.
 
Un exemple à suivre ? Depuis l'épidémie de Sras, qui avait fait de nombreuses victimes dans le pays, la Corée du Sud a en effet fabriqué en grande quantité des kits de dépistages. De quoi se préparer plus sérieusement à cette nouvelle pandémie.
 
Mais la propagation du virus n'est pas encore terminée. Une centaine de nouveaux cas ont été recensés mercredi, et le pays redoute lui aussi l'importation de cas. Les autorités ont déjà annoncé des contrôles plus stricts pour les arrivées en provenance des États-Unis et des tests sont effectués automatiquement sur les voyageurs venus d'Europe.
 
(Avec AFP)

Auteur

  • Brice Lahaye

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