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Les voyages scolaires, grands perdants de l'ordonnance sur l'avoir

Publié le : 24.04.2020 I Dernière Mise à jour : 24.04.2020

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Spécialiste des séjours scolaires, ATV Voyages pousse un coup de gueule contre l'ordonnance sur l'avoir du 25 mars dernier, qui met en péril son activité.


 
Interrogé il y a quelques semaines, le gérant d'Assurinco, Stéphan Chaubet - qui compte parmi ses clients de nombreux opérateurs de séjours scolaires - l'assurait : « Pour un opérateur de voyages scolaires, cette ordonnance n'est pas d'une grande aide, car sa mise en application est très difficile ». C'est ce que constate aujourd'hui les spécialistes du secteur, à l'instar de l'entreprise ATV Voyages, qui pousse un « cri de colère » pour dénoncer les effets du texte de loi du 25 mars 2020.
 
L'ordonnance, qui permet aux agences de voyages et aux TO de proposer un avoir d’une validité de 18 mois aux clients dont le voyage a été annulé, est « totalement aberrante » pour des entreprises du voyage scolaire, déjà très touchées avant l'annonce du confinement. Le 1er mars dernier, le ministère de l'Éducation Nationale diffusait en effet un courrier exigeant l'annulation de tous les voyages scolaires, quelle qu'en soit la destination. Avec cette mesure, ce sont 95 % des voyages de groupes organisés par l'entreprise qui ont été annulés.
 
Et l'entrée en vigueur du texte n'a pas arrangé les choses. « Comment a-t-on pu valider une ordonnance qui soit commune aux voyages scolaires, aux voyages groupes et aux voyages individuels alors même que leurs modes de fonctionnement sont totalement différents ! Comment pouvons-nous accepter cette mesure qui nous défavorise et nous entraîne encore plus vite vers le bas ! », alarme l'agence dans un communiqué.

Des frais « compris et acceptés » par les clients


Les particularités des agences spécialisées dans les voyages scolaires rendent en effet compliquée l'utilisation de cet avoir. « Notre activité est marquée par une très forte saisonnalité, la quasi-totalité de nos groupes partent de mars à juin et une seule fois par an. Nos prix de vente sont fixés en fonction des tarifs de nos prestataires. En cas d’annulation, nous appliquons des frais selon un barème noté dans nos contrats », explique ATV Voyages.
 
Or, l'ordonnance prévoit aussi la suppression des frais d'annulation. « Alors que, avant la mise en place de l’ordonnance, ces frais avaient été compris et acceptés par nos clients en les justifiant par notre travail sur leur voyage depuis des mois. A titre d’exemple, le prix moyen d’un voyage est d’environ 400 € par élève, les établissements scolaires et les familles comprenaient tout à fait la pénalité de 40 € par personne (en respectant le contrat de vente) ».
 
ATV Voyages, qui fait part d'une « saison 2020 sans marge et une saison 2021 très incertaine avec peu de marge », lance un appel à l'aide en direction du gouvernement et demande un réajustement de l'ordonnance permettant aux spécialistes des séjours scolaires de pouvoir appliquer les frais de pénalités du barème, soit 40 € par personne.

Auteur

  • Brice Lahaye

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