Exploration : Hurtigruten développe ses activités terrestres au Spitzberg

Croisières
Equipe Hurtigruten, Spitzberg
L'équipe d'Hurtigruten France : Yann Dhulu (responsable réservation), Christine Bois (directrice générale), Cyril Dupin (responsable grands comptes), Sandrine Germain (responsable production), Cyril Casanova (responsable commercial Grand Est), Sandrine Josselin (responsable groupes), et Yann Lafolie (responsable commercial Grand Ouest).

Jusqu’à présent très orientée croisières, Hurtigruten veut désormais développer les activités terrestres. En particulier sur le Spitzberg. Considérant qu’on ne vend bien que ce que l’on connaît bien, Christine Bois, directrice générale d’Hurtigruten France, a emmené durant quatre jours à la mi-janvier une partie de ses équipes sur ce territoire situé à mi-chemin entre la Norvège continental et le pôle Nord. L’occasion pour eux de vivre une expérience hors du commun en « dark season ».

Le Spitzberg, une destination fascinante et exaltante

« Le Spitzberg, ce n’est pas que la croisière et l’été. Nous voulons aussi le vendre en terrestre et toute l’année, notamment de novembre à janvier, période qui correspond à la nuit polaire » affirme Christine Bois. Il est vrai qu’à cette saison où le soleil ne se lève pas, les activités ne manquent pas. A commencer par l’observation des aurores boréales, étonnant phénomène lumineux où le vert émeraude prédomine. Une sortie en traineau à chiens, une autre en motoneige procurent également des sensations incroyables. Un sentiment d’isolement dans une nature inviolée, et l’impression pour chacun de jouer les aventuriers sur l’une des terres les plus septentrionales au monde. L’île principale du Svalbard abrite aussi une impressionnante faune arctique où l’ours polaire est roi. « Le Spitzberg est l’endroit idéal pour tout voyageur en quête d’expérience extrême. C’est un formidable terrain de jeu pour l’incentive » résume Romain Wiedling, de l’agence Safari World Image (Paris 9ème) invité par Hurtigruten en compagnie de Thomas Strappazzon (Elixir Voyages, Paris 7ème).

Un hébergement adapté

Si Hurtigruten possède un parc de 200 motoneiges ainsi que quelque 260 chiens de traineau, il dispose aussi dans la capitale Longyearbyen de trois hôtels couvrant trois segments de clientèle. Le Coal Miners Cabins propose des hébergements économiques (anciennes cabines de mineurs) avec salle de bains et WC sur le palier. Le Radisson Blu Polar Hotel et ses 95 chambres assure le service d’un établissement 3* avec une cuisine de qualité. Enfin le Funken Lodge, ex Spitzbergen Hotel, complètement rénové offrira 88 chambres grand luxe à partir du 1er février prochain.

 

« Lors de la « dark season » (de la fin octobre au 14 février), il n’y a plus de repères. En marge des activités, c’est aussi l’opportunité de se ressourcer, se reposer. C’est ce que j’ai voulu montrer à mes équipes. Pour qu’elles comprennent, ressentent les choses » souligne Christine Bois. « Même si je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi développé touristiquement, avec des boutiques bien achalandées, on sent qu’on est sur une destination d’exploration avec des conditions météo extrêmes » constate Yann Lafolie, responsable commercial Grand Ouest chez Hurtigruten France. Même s’il reconnaît avoir eu « du mal avec l’obscurité permanente », le représentant a toutefois pu nourrir des arguments pour former les agents de voyages sur le Spitzberg. « Même si j’aimerais découvrir cette destination à une autre saison, je vais pouvoir en parler. Selon moi, chaque agence a un profil de client susceptible d’aller au Spitzberg en janvier » ajoute Yann Lafolie.

Former les agences

« On ne vend bien que ce que l’on connait bien. La formation, c’est le b.a-ba » indique Christine Bois qui ambitionne sur la prochaine « dark season » (novembre 2018-janvier 2019) de faire « 100 pax sur le Spitzberg pour commencer ». Mais pour cela, « il faut en parler, susciter la demande » ajoute la dirigeante. En hiver, au départ d’Oslo, les compagnies SAS et la low cost Norwegian assurent deux vols quotidiens sur Longyearbyen. La durée du séjour idéale, « 4 – 5 jours » selon Christine Bois.

 

En 2017, Hurtigruten France a fait partir 900 personnes sur la partie exploration (Antarctique, Spitzberg, Groenland, Islande, Canada, Amérique du Sud). Cela représente un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros. Sur la Norvège (12 bateaux), la compagnie a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 22,5 millions d’euros, en progression de 14% par rapport à 2016.

Nouveau bateau l’automne prochain

Sur l’année en cours, Hurtigruten a d’ores et déjà réalisé 81% des objectifs fixés sur les croisières d’exploration (sans la partie terrestre au Spitzberg). Le siège exige chaque année une progression du chiffre d’affaires de 14%.

 

2018 verra surtout l’arrivée d’un nouveau bateau, le MS Roald Amundsen. Dès le mois d’octobre, ce navire (265 cabines pour 530 passagers) doté d’une technologie hybride avec un moteur à propulsion électrique sera positionné en Antarctique. Un second bateau, le Fridtjof Nansen, sera livré à l’été 2019.

 

Fort de cette dynamique, Hurtigruten a vu l’arrivée le 15 janvier d’une nouvelle personne en renfort de l’équipe commerciale (trois personnes). « Aude Roudgé dispose d’une solide expérience chez Costa, RCCL et Selectour. Elle sait ce dont les agences ont besoin » explique la directrice générale. Commercialisé à 70% par le réseau de distribution, le marché français représente 6% dans l’activité totale du groupe.

 

Alors que « les croisières se vendent très bien », Hurtigruten redouble d’efforts pour commercialiser les activités terrestres.  « Nous allons former les agences en ce sens. Les aider aussi à fidéliser leur clientèle ». Sur l’exploration, « il reste beaucoup à faire mais nous allons retrouver notre place de leader sur ce créneau » affirme Christine Bois.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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