René Trabelsi, ministre du tourisme de la Tunisie : « Tout faire pour que la France redevienne le premier marché »

Destination

C’est le jour de son anniversaire, vendredi 14 décembre, que René Trabelsi, le tout nouveau ministre du Tourisme de la Tunisie, rencontrait pour la première fois  à Paris les TO et les journalistes français. Objectif affiché : faire venir un million de touristes français en 2019 contre 800.000 en 2018.

Un mois après sa nomination comme ministre du tourisme, René Trabelsi, qui a été 22 ans à la tête d’un tour-opérateur, a affiché, à l’occasion d’une conférence de presse, ses ambitions pour le marché français  : « Qu’il retrouve sa place de numéro un! ». Une place occupée actuellement par l’Algérie, devant les Russes. D’une manière générale, le ministre veut récupérer les marchés perdus, la France donc, mais aussi « l’Allemagne, l’Italie ou la Belgique ».

 

Objectif : au moins un million de Français en 2019

Le ministre, qui a aussi rencontré les tour-opérateurs français (TUI, Promovacances, Mondial Tourisme…) espère bien d’eux qu’ils contribuent à faire venir « un million de personnes en Tunisie en 2019 » avec « le droit de faire mieux ». Au passage, il a regretté que les agences de voyages françaises n’affichent plus son pays en vitrine comme elles le faisaient avant le Printemps Arabe.

 

Pour atteindre cet objectif, il faut montrer, toujours et encore, que la Tunisie n’est pas que balnéaire mais qu’elle a beaucoup à offrir d’un point de vue sportif, culturel ou encore saharien. Par ailleurs, à la suite de sa rencontre avec Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, il espère que le diplomate puisse convaincre le Quai d’Orsay d’assouplir sa position – le Sud du pays est toujours déconseillé.

 

René Trabelsi voudrait aussi développer des évènements d’envergure internationale, notamment sportifs. « Des évènements qu’il faut organiser pendant les périodes creuses » explique-t-il. Déjà, on sait que Tozeur va de nouveau accueillir le festival de musique « Les Dunes Electroniques » du 3 au 6 avril. Il a aussi rappelé qu’en 2020 se tiendrait en Tunisie « l’année de la francophonie ».

 

Propreté et formation

Si, évidemment, la sécurité des visiteurs reste la priorité, René Trabelsi est conscient qu’il faut faire un effort sur la propreté des zones touristiques. « Les municipalités ne l’ont pas fait et, en ce moment, des associations s’en chargent. Il y a déjà du mieux. Même le personnel des hôtels s’occupe de nettoyer les abords des établissements dans lesquels ils travaillent ».

 

Depuis le départ du personnel hôtelier qualifié vers le Golfe et l’Europe, il a reconnu qu’il y  avait un besoin de formation. « Les jeunes Tunisiens sont demandeurs, nous allons sans doute ouvrir de nouvelles écoles ».

Le ministre voudrait aussi faciliter l’arrivée d’investisseurs étrangers, ce qui est difficile actuellement dans la mesure où il est encore obligatoire de s’associer avec un Tunisien sans pouvoir être majoritaire au capital.

 

L’arrivée des low cost

Par ailleurs, René Trabelsi se réjouit de l’ouverture du ciel tunisien  qui, dès le mois de mars, permettra aux compagnies low-cost d’atterrir à Tozeur, Tabarka ou Monastir. Tunis-Carthage reste le pré carré de Tunisair et d’Air France.

Le tout nouveau ministre a un an, avant les prochaines élections, pour réussir son pari en cassant les codes. « Je vais prendre des décisions qui vont choquer » annonce-t-il.

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *