CWT ferme son plateau affaires à Nantes

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La plateforme nantaise de Carlson Wagonlit Travel, qui a employé jusqu’à 90 personnes, ferme définitivement ses portes fin octobre. Une trentaine de salariés sont encore en poste. Ils s’apprêtent à être « licenciés économiques ».

Licenciés économiques

Pour les employés actuels comme passés de la plateforme nantaise de Carlson Wagonlit Travel, la pilule a du mal à passer. « Licencié économique, c’est quand ça va mal, or on n’arrête pas de lire que l’entreprise va bien, en plus, nous avons encore plein de travail ! » souligne l’une d’entre elles qui a décidé de rester dans l’entreprise jusqu’au dernier moment.

« On ferme à Nantes, mais je crains que ce soit pour ouvrir dans un autre pays, avec des salaires moindres. On parle d’Inde et de Pologne » suspecte, amère, une autre employée qui a quitté le navire au printemps.

En février dernier, Brigitte Nisio, directrice générale France de CWT, expliquait qu’il « est essentiel de savoir se réinventer (…) en proposant des services encore plus connectés… « . Que « notre transformation digitale est en plein développement, en ligne avec notre stratégie CWT 3.0 », que « nous nous concentrons sur nos plans de déploiement… ».

En avril dernier, ils étaient encore 62 dans les locaux de Nantes. « En moyenne, nous avions autour de 20 ans d’ancienneté, mais certains d’entre nous était dans l’entreprise depuis 35 ans »témoigne une salariée.

Entre temps, certains d’entre eux ont réussi à décrocher un nouveau poste chez des concurrents, comme la centrale affaires de Selectour.

D’autres ont tenté l’aventure dans de nouvelles agences. Mais beaucoup redoutent, compte tenu du marché, de devoir repartir de zéro.

Publié par Didier San Martin
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