Faillite d’Aigle Azur : Nicolas Brumelot, patron de Misterfly, est « en colère »

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Dans un long post Facebook, Nicolas Brumelot, fondateur de Misterfly, remercie ses équipes qui ont été mobilisées tout le week-end afin de gérer la cessation des vols d’Aigle Azur. Il exprime surtout  sa « colère » de constater l’incapacité des compagnies à s’organiser pour protéger les passagers lésés alors que Iata et le législateur demandent aux agences des garanties pour vendre vols secs et forfaits, « deux poids, deux mesures ».

Comme Jean-Pierre Mas, président d’EDV, Nicolas Brumelot, fondateur de Misterfly, dénonce un système défavorable aux agences de voyages : « Il faut savoir que les compagnies aériennes imposent aux agences de voyages l’émission immédiate des billets d’avion dès leur réservation. Il faut savoir que l’émission déclenche le paiement à la compagnie… Ainsi l’ensemble des retours mais aussi des départs à venir a ainsi déjà été payé à Aigle Azur ». De plus, « il faut aussi savoir que les compagnies aériennes imposent aux agences de voyages des critères financiers et un mécanisme de garantie financière destiné à les protéger contre les défaillances financières des agences de voyages comme MisterFly. Mais l’inverse n’est pas vrai… ». Enfin, « les garanties données par les agences de voyage aux compagnies aériennes viennent en plus d’autres garanties financières règlementaires auxquelles sont soumises les agences de voyages comme MisterFly. Ces garanties ont été mises en place par législateur pour protéger les consommateurs contre la défaillance des agences de voyages. En revanche, il n’existe toujours à ce jour aucune garantie financière pour couvrir le risque de défaillance des compagnies aériennes !  Deux poids, deux mesures. Cela n’est pas normal et il faut s’él »ver contre cette absence de réciprocité et mettre en place, dans l’intérêt du consommateur, une garantie des compagnies aériennes ».  Nicolas Brumelot est en colère : « Combien de défaillances de compagnies aériennes, nous agences de voyages ainsi que les clients devront subir, pour que les autorités se décident enfin à agir ? ».

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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