Jean-Pierre Mas (EdV) : « Rendre le modèle économique du transport aérien vertueux »

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Valérie Boned, secrétaire générale, et Jean-Pierre Mas, président des EdV, lors d'un point presse le 21 mai à Paris.

A l’occasion de la présentation des résultats d’une enquête BVA sur les habitudes de voyage des Français en avion, Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, a rappelé qu’il ne faut pas taxer le transport aérien, « de l’enfumage écologique », mais faire en sorte que « les compagnies absorbent le CO2 qu’elles produisent en abondant un fonds, rendant ainsi le modèle économique du transport aérien vertueux ».

 

 

Le réchauffement climatique de la planète, Jean-Pierre Mas y est particulièrement sensible. Raison pour laquelle il faut agir. Mais pas n’importe comment. Pas comme ce que propose Barbara Pompili, députée Europe Ecologie-Les Verts de la Somme, et co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée Nationale, qui souhaite taxer le kérosène à hauteur de 33 centimes par litre ce qui permettrait selon elle de réduire de 10% l’impact sur le climat. « Ca n’améliorera pas la contribution au réchauffement climatique. C’est de l’enfumage écologique » lui répond le président des Entreprises du Voyage.

 

Si l’idée de taxer le kérosène est « une très mauvaise chose qui n’aboutira pas », Jean-Pierre Mas préconise « que chaque compagnie contribue à un fonds pour l’absorption du CO2 ». Autrement dit, « chaque avion qui atterrit en France sera tenu de compenser la production de CO2 qu’il génère en fonction de la durée du vol et du type d’appareil ».

 

Si ce n’est pas encore le cas en Europe, « je dois en parler à l’Ectaa », il existe un consensus français, « tour-opérateurs, distributeurs… tout le monde est en phase » assure Jean-Pierre Mas qui doit encore convaincre les compagnies aériennes. Seul Marc Rochet à la tête d’Air Caraïbes s’est prononcé en faveur de cette initiative. « Du côté d’Air France, cela n’a pas soulevé l’enthousiasme » reconnaît le président des Entreprises du Voyage.

 

Convaincu de la nécessité de « porter ce débat sur la place publique », Jean-Pierre Mas répète que « l’objectif n’est pas de détruire le modèle économique du transport aérien mais de le rendre vertueux ».

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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