XL Airways: les professionnels ont demandé des tarifs spéciaux aux autres compagnies

Distribution

Après la défaillance de XL Airways survenue jeudi 19 septembre, les TO doivent trouver des solutions pour leurs clients. EDV, Seto et APST réclament une fois encore une caisse de garantie des compagnies aériennes. Ils demandent un effort tarifaire aux autres transporteurs sur les axes desservis par XL Airways.

 

Les deux syndicats professionnels, EDV pour les agences de voyages et Seto pour les tour-opérateurs ainsi que l’APST, association professionnelle de solidarité, communiquent « au lendemain  de la déclaration de cessation de paiement de XL Airways« . Leur communiqué commun entend souligner qu’ils sont « mobilisés auprès de leurs clients ».  Ils rappellent que « la défaillance de XL Airways remet à  nouveau sur le devant de la scène l’absence de garantie pour le consommateur lors de la faillite d’une compagnie aérienne ».

 

Pas de remboursement

EDV, SETO et APST réexpliquent pourquoi les agences de voyages ne peuvent pas rembourser les clients. « L’Association internationale du transport aérien (IATA) a adopté, comme pour la faillite d’Aigle Azur, sa règle unilatérale de suspension des remboursements. »

 

Il est donc nécessaire de faire bouger cette règle unilatérale: « les professionnels du voyage explorent toutes les actions possibles afin de faire sanctionner l’attitude monopolistique, voire dominante de IATA. Dans ce contexte, les professionnels du voyage demandent la mise en place d’une garantie financière pour couvrir ce risque de défaillance des compagnies aériennes. En effet, il est insupportable pour le consommateur de devoir, dans la majorité des cas, racheter un billet d’avion ».

 

Des TO qui doivent gérer l’urgence du week-end

Conformément à leur obligations dans le cadre de leur responsabilité, les professionnels du voyage soulignent que  « pour les clients ayant acheté un voyage à forfait, (ils) oeuvrent pour trouver une solution de départ et assurer le retour de ceux qui sont déjà sur place. Ainsi les clients verront leur voyage maintenu en volant sur d’autres compagnies ».

 

Pour l’ensemble des billets émis par la compagnie, la part des tour-opérateurs correspond à un gros quart. « Sur les 100.000 coupons émis par XL Airways, les TO ont 27.000 allotements », précise René-Marc Chikli, président du Seto. La grosse difficulté dans l’immédiat concerne « 2.400 passagers, à raison de 1.300 personnes sur le départ ce week-end et 1.100 qui sont à destination et doivent avoir une solution de retour ».

 

Comme les clients, les tour-opérateurs vont perdre leurs acomptes. Ils vont devoir trouver d’autres vols sur les USA, les Antilles, la Réunion et Cancun dans la limite des capacités disponibles. « Sur le long-courrier, on ne rencontre pas le même problème qu’avec les B737 Max dont l’absence crée des tensions sur le marché » indique René-Marc Chikli. Le plus compliqué? « Trouver des vols sur Cancun » reconnaît le président du Seto.

 

5 compagnies pour de nouveaux billets

Sur les vols secs où les agents de voyages ne peuvent qu’accompagner leurs clients dans la recherche d’autres vols, les 3 instances professionnelles  ont contacté les compagnies.  « Pour les agences dont les clients ont acheté des vols secs, les professionnels du voyage ont demandé aux compagnies desservant les mêmes axes (Air France, Corsair, French Bee, Air Caraïbes, Air Austral) de consentir un tarif spécial pour les titulaires d’un billet XL Airways non volé ». Ce qui signifie mettre en place les fameux « rescue fares », comme dans le cas d’Aigle Azur.

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