Véronique Berthier: « A Maurice, Lux* Hotels veut donner avec Salt la saveur du pays »

Hébergement

Véronique Berthier, directrice commerciale des hôtels & resorts Lux*, nous explique la stratégie du groupe hôtelier de luxe avec la création de Salt. La nouvelle marque axée Millenials a ouvert un premier établissement à Palmar sur la côte Est de l’île Maurice. Le prochain hôtel Salt devrait ouvrir en Chine…

 

En mai dernier, vous aviez annoncé la création d’une nouvelle marque au sein de Lux* Resorts. C’est fait avec l’ouverture de l’hôtel Salt of Palmar le 1er novembre. Qu’est-ce qui définit Salt ?

La base du concept de Salt est l’échange avec la population locale. L’idée est d’avoir une hôtellerie et de vivre avec les habitants. A l’île Maurice où est installé le premier hôtel Salt, nous voulons partager la gentillesse des Mauriciens que tout le monde connaît et apprécie autrement que par le service.

 

Comment cela se traduit-il?

Nous avons identifié 18 talents, des Mauriciens pas forcément célèbres mais authentiques. Des artisans, notamment, qui vont échanger avec nos clients à travers une activité. Ils vont montrer ce qu’ils font et partager avec le client. Par exemple, il y a cette dame qui tresse des paniers de plage en plastique recyclé. Des clients vont pouvoir passer un moment avec elle dans son petit atelier à la maison, apprendre la vannerie avec elle. Il y a aussi la céramiste qui a créé de petits objets pour l’hôtel, celui qui fabrique des meubles en rotin. Un photographe portraitiste à Grand Baie va enseigner sa technique, etc.

 

A qui vous adressez-vous avec Salt ?

Depuis toujours, l’île Maurice attire des voyageurs plutôt luxe qui veulent se faire cocooner et se relaxer. Ils aiment profiter des hôtels et du service réputé des Mauriciens. C’est ce que nous leur offrons avec nos hôtels et resorts Lux*. Pour des voyageurs qui veulent appréhender la beauté et le charme de l’île Maurice, partager un peu la vie des Mauriciens, goûter à la saveur du pays, nous proposons Salt. C’est majoritairement une clientèle Millenials qui recherche ce type de voyage, avec un profil culturel pour chercher à connaître une destination ou éthique avec une sensibilité à la protection de l’environnement…

 

Cela implique aussi nécessairement une offre connectée…

Effectivement. On leur propose évidemment du wi-fi et même plus. Nous leur donnons à l’arrivée une carte Sim locale et un iPad comprenant l’appli Salt. Ils vont trouver des bons plans, des bonnes adresses pour se restaurer ou faire une belle photo… C’est aussi l’appli qui va leur permettre d’être en relation avec les « talents ». Outre l’artisanat, nous avons aussi des artistes (musicien, cuisinier, peintre) avec lesquels nos hôtes peuvent échanger leurs compétences. Dans ces Skills Swaps, un client va par exemple apporter son savoir-faire de musique européenne et en retour il aura des inspirations de musique locale. Ces expériences sont aussi présentées sur le site saltresort.com en anglais et en français.

 

Vous avez parlé de sensibilité à l’environnement, comment cela se voit-il dans un hôtel Salt ?

Déjà, nous mettons l’accent fortement sur le repas. La nourriture est bio et locale, sans gaspillage. Cela veut dire un seul restaurant avec un service à la table. Le client a plusieurs choix d’entrées, plats, desserts et de portions (petite, moyenne, grande) parce qu’on n’a pas tous faim de la même manière. L’hôtel a sa propre ferme, nous proposons aussi une expérience de repas à la ferme d’ailleurs. Ensuite, nous supprimons le plastique à usage unique au profit de gourdes d’eau en métal par exemple. Enfin, cela signifie aussi des créations d’emplois d’agriculteurs, artisans, en plus des métiers traditionnels de l’hôtellerie. Notre groupe hôtelier qui a déjà beaucoup d’actions sociales à l’île Maurice, investit encore plus en RSE dans son pays avec Salt.

 

Quel développement envisagez-vous pour cette marque Salt ?

L’objectif est d’en faire une marque internationale. Le premier hôtel est naturellement mauricien. A côté du Lux* Belle Mare, nous avons eu l’opportunité de reprendre le Palmeraie. L’hôtel a été refait avec une nouvelle décoration, la création d’espaces d’échanges, un bar en rooftop, etc. Nous sommes passés de 69 à 53 chambres. Le spa a été agrandi, et une salt room pour des soins basés sur le sel créée. Par la suite, nous avons déjà un projet en Chine en lisière d’une réserve naturelle dans le Sichuan, à Oolong pour 2021.

 

 

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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