Fairbnb, la version éthique et équitable d’Airbnb

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Créé par cinq villes européennes en réaction aux problèmes que fait peser Airbnb sur le tourisme, Fairbnb inaugurera dès le printemps prochain une plateforme de locations de logements dont une partie des bénéfices doit servir au développement des localités. 

 

Il y a à peine trois jours, Airbnb annonçait s’être acquitté de sa “dette” fiscale auprès des collectivités locales françaises. En effet, quelque 23 000 communes ont perçu 24 millions d’euros de taxes de séjour de la part du géant américain, vivement critiqué pour avoir pendant plusieurs années enfreint cette obligation légale. Fairbnb, la version éthique de la plateforme, n’a toutefois pas attendu que Airbnb redore son blason pour émerger. Pourtant, cette initiative menée par une communauté d’activistes issus de cinq villes européennes (Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise) n’a pas fait la une de l’actualité dernièrement. Elle mériterait seulement de s’y arrêter un instant pour découvrir son credo : faire rimer plateforme collaborative de location de logement avec économie collaborative. En résumé, elle vise à contrer les effets négatifs insufflés par son précurseur Airbnb. Notamment la gentrification de certaines villes du fait de l’augmentation du prix de l’immobilier. L’autre reproche fait à Airbnb tient au non respect des consignes de base du loueur particulier unique devenu désormais multi-loueur. Sur Fairbnb, la politique de l’« hôte unique », à savoir qu’une personne ne peut louer qu’une seule pièce ou une seule maison sur la plate-forme, est fermement défendue.

 

50% des bénéfices reversés au bien commun

 

À la base, le principe est le même : une plateforme en ligne doit mettre en relation deux particuliers permettant à un logeur et à un voyageur de conclure la location d’un hébergement. À la différence prêt que Fairbnb a été créée et sera gouvernée par les citoyens eux-mêmes. La propriété collective de cette démarche apparaît dans son statut de coopérative qui regroupe pour l’heure huit personnes. De plus, une partie des bénéfices seront orientés vers le bien commun. Ainsi, des projets sociaux devraient voir le jour dans différentes villes grâce à ces subsides. En pratique, « 50% des bénéfices seront réinvestis dans des projets locaux. Les utilisateurs pourront choisir quel projet de communauté parmi ceux disponibles ils souhaiteront soutenir », explique son co-fondateur, Damiano Avellino. Pourquoi pas un foyer de réfugiés, une rue sociale, des jardins partagés… L’idée est avant tout d’amener un impact positif aux localités dans lesquels Fairbnb sera implanté, en faisant participer le loueur et le voyageur.

 

En ligne depuis le mois de janvier, le site Fairbnb a entamé une démarche de promotion de son projet pour attirer les premiers hôtes de sa plateforme. Celle-ci devrait voir le jour dans un deuxième temps au printemps prochain dans les cinq villes pilotes, à savoir Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

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