Pour l’Europe, l’humain doit rester au cœur des technologies liées à l’IA

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Bruxelles s’engage à encadrer davantage le secteur stratégique de l’intelligence artificielle en proposant des règles concernant la protection de la vie privée, la transparence, la non-discrimination…

 

La Commission européenne a dévoilé hier une série de règles relatives à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cette liste élaborée par un comité d’experts indépendants, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie pour placer l’Europe au premier plan de l’IA. Cette ambition nécessite ainsi un cadre pour que la dimension éthique soit respectée, arguant que les « citoyens devraient avoir un contrôle total sur leurs propres données« . Les lignes directrices de l’UE se basent sur trois composantes. Elle doit dans un premier temps se conformer à la législation en vigueur (en matière de confidentialité des données), elle doit respecter un certain nombre de principes éthiques tels que la diversité ainsi que le « bien-être de la société et l’environnement« . Enfin, elle doit intégrer le principe de transparence afin d’éviter tout impact négatif sur la société.

 

A ce titre, les experts ont rappelé l’importance du facteur “humain” qui doit rester au cœur des technologies liées à l’IA. Celles-ci doivent donc préserver les droits fondamentaux. Cette feuille de route doit guider l’industrie, les instituts de recherche et les autorités publiques dans la pratique. Dans cette perspective, la multinationale IBM, spécialisée dans les services informatiques, s’est engagée à mettre en oeuvre ses lignes directrices. Elle avait d’ailleurs participé à leur élaboration au côté des experts.  

 

L’IA éthique

 

La proposition relative à l’IA éthique est une proposition gagnant-gagnant qui peut devenir un avantage concurrentiel pour l’Europe, en lui permettant de devenir le chef de file d’une IA axée sur le facteur humain, en laquelle les citoyens ont confiance”, a ainsi rappelé Andrus Ansip, vice-président pour le marché unique numérique à la Commission européenne. Le plan présenté en avril à Bruxelles qui intègre ces règles éthiques a plus largement pour objectif d’augmenter les investissements publics et privés de manière à ce qu’ils atteignent au moins 20 milliards d’euros par an au cours de la prochaine décennie. Le but étant d’accroître le volume des données disponibles et ainsi de de rattraper des puissances mondiales telles que les Etats-Unis ou la Chine, qui a annoncé en 2017 un plan d’investissement public de 22 milliards de dollars (18 milliards d’euros) d’ici à 2020.

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