Transports autonomes, smart cities… La RATP ambitieuse pour l’avenir

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Catherine Guillouard, PDG de la RATP, a détaillé les différents projets du groupe lors du salon VivaTech.

 

Devant les centaines de spectateurs du CEO Forum, réunis jeudi lors du salon VivaTech Paris, Catherine Guillouard a déployé son énergie pour évoquer les ambitions du Groupe RATP. Et force est de constater que ces dernières sont élevées. Dans le sillage d’un Paris qui ne cesse d’évoluer, l’entreprise de transport compte bien révolutionner ses modes de fonctionnement. Le groupe a par exemple conclu un partenariat avec Uber afin de recruter des chauffeurs ou des livreurs du service et de valoriser leurs « soft skills ».

 

La « smart city » selon la RATP

 

« Aujourd’hui, les habitants d’une ville veulent des transports verts et être connectés, que les services proposés leur rendent la vie plus facile », déclare Catherine Guillouard. Dans ce cadre, la présidente-directrice-générale a présenté l’un des projets immobiliers du groupe, qui consiste en un bloc de 400 habitations, « dont la moitié sera composée de logements sociaux », et qui possèdera l’un des plus grands rooftops de Paris. Le bâtiment comportera aussi un grand espace destiné à la création de bureaux, ainsi qu’une crèche. Mais la principale innovation reste ce dépôt de bus sous-terrain 100% électrique. « Ainsi, nous ne consommerons plus d’énergie pour aller du dépôt à Paris, affirme Catherine Guillouard. Nous partirons directement de Paris. »

 

La RATP défend en fait l’idéal d’une ville « versatile », au design évolutif, dont chaque parcelle serait pensée pour être utile de jour comme de nuit. Une smart city, en somme. Cette volonté d’optimiser la ville et le transport se retrouve aussi dans la refonte complète de l’application du groupe. Cette dernière deviendra bientôt un mix de plusieurs services, à l’instar de WeChat en Chine (sur lequel la RATP a d’ailleurs créé son compte). En plus des itinéraires, les utilisateurs pourront acheter leurs titres de transports et les faire valider en ligne, et auront aussi accès aux services de covoiturage et de parking.

 

Une automatisation sans limites

 

« Nous sommes les champions du métro automatisé ! », clame Catherine Guillouard devant le public. La PDG du groupe a bien raison d’avancer cela, en se reposant sur les exemples réussis et fonctionnels des lignes 1 et 14, ainsi que sur le projet en cours d’automatisation de la ligne 4. Si la RATP insiste sur l’autonomie des transports, c’est parce que ses projets en la matière sont loin d’être terminés. « Nous entrons dans une nouvelle phase d’automatisation », confirme Catherine Guillouard. Après le métro, ce sont des navettes électriques que le groupe a rendu entièrement autonomes. En témoignent celles reliant la station Château de Vincennes au parc floral de Paris.

 

 

Ces navettes ayant « déjà transporté 14 000 usagers » sans aucun souci, l’entreprise se penche désormais sur d’autres chantiers d’automatisation : les bus du groupe devraient progressivement se doter de la technologie « Intelligent Park Assist », comme sur certaines voitures, ce qui faciliterait la tâche des chauffeurs et permettrait aux dépôts d’optimiser l’espace. Mais ce n’est pas tout : les bus RATP vont commencer, eux aussi, à être autonomes ! C’est ce qu’a révélé la PDG à VivaTech : « Avec cette innovation, nous pourrons gagner entre 10 et 20 places supplémentaires par bus. Le chauffeur serait donc plus au service des voyageurs ».

 

L’une des premières lignes à bénéficier de cette incroyable avancée sera la 393, parcourant notamment le Val-de-Marne, au « second semestre 2019 ». Catherine Guillouard a aussi avoué travailler sur des tramways autonomes. Des déclarations qui prouvent, une fois de plus, la volonté du groupe d’être à la pointe dans le secteur du transport.

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