V – La monnaie locale, nouvel eldorado du tourisme

i-tourisme

Le Welcome City Lab a dévoilé le troisième tome de son « Cahier des tendances ». Un ouvrage qui recense toutes les tendances d’aujourd’hui (et de demain) dans le secteur du tourisme et du voyage. Chaque semaine et en exclusivité, i-tourisme et Le Quotidien du Tourisme vous dévoilent une nouvelle tendance. Cette semaine, focus sur la monnaie locale dématérialisée comme moteur économique touristique, avec l’exemple du Pass Pyrénées2Vallées. 

 

Vous payez avec le sans contact ?”. La question pourrait presque faire figure de pléonasme, tant le cashless est devenu monnaie courante. Quitte à culpabiliser l’irréductible client dont la carte bancaire nécessite un code et ne possède encore que les options classiques de la décennie passée. Dans les bars, les commerces et aussi tout récemment dans certains réseaux urbains de transport, il suffit d’une carte, d’un smartphone et bientôt d’une seule empreinte pour s’acquitter de son dû.

 

Si le règlement dématérialisé est marqueur d’universalité, de “paiement partout, tout le temps”, il profite aussi, dans une moindre mesure, à l’économie locale de certains lieux ayant adopté une monnaie innovante. Partout en France, la nostalgie d’une devise nationale pourrait se fait ressentir à mesure que de nouvelles monnaies locales émergent. Elles s’appellent Eusko, Violette, SoNantes ou MyTroc, ne cherchent pas à remplacer l’euro mais à valoriser une économie en circuit court. Et contrairement au bitcoin ou aux cryptomonnaies, gourmandes en énergies, ces monnaies ne suscitent pas de folles spéculations. Lancée sur des régions, sur des villes, elles s’en tiennent parfois à de simples zones géographiques plus restreintes que sont des destinations touristiques (stations de sport d’hiver, campings, bases de loisirs…).

 

PayinTech, leader du marché cashless en France

 

La station montagnarde, Pyrénées2Vallées, a ainsi été choisie par le Welcome City Lab comme vitrine d’un lancement réussi d’une monnaie locale entièrement digitalisée. Et c’est PayinTech, une fintech leader et pionnière du marché cashless en France et en Europe qui s’est emparé de ce marché ultra-local. Il propose depuis l’été 2018, une solution unique de monnaie privée à destination des locaux et des vacanciers ; le Pass Pyrénées2Vallées. Déployé sur tous les commerces et services de la station, il est censé faciliter la vie des vacanciers et les inciter autant que faire se peut, à profiter des activités proposées en interne. Ce pass, qui se matérialise par une puce NFC, intégrée à une carte ou un bracelet, est utilisable chez 65 prestataires partenaires. D’après l’entreprise développeuse du projet, PayinTech, “l’économie touristique locale, à savoir les partenaires de ce réseau, bénéficieront de l’effet du Pass avec une augmentation des paniers moyens et des achats coups de coeur. Cette technologie permet d’augmenter de 20% les revenus des commerçants locaux”. À la fin du séjour, le vacancier a la possibilité de se faire rembourser en ligne du solde restant. 

 

Pilotable depuis un smartphone, le dispositif permet aussi l’accès à plusieurs offres et promotions dans un périmètre défini. Plus qu’un simple moyen de paiement, la carte dotée de la technologie NFC, signifiant “communication en champ proche” ouvre la possibilité d’un transfert de données à moins de dix centimètres. Outre l’aspect pratique lié au paiement, c’est également l’opportunité pour les professionnels du tourisme de disposer d’informations intéressantes sur les usages et activités des vacanciers durant leur séjour, grâce à la collecte de données. 

 

Le bracelet comme moyen de paiement unique

 

Issu de la première promotion du Welcome City Lab, PayinTech a déjà fait ses preuves dans des évènements de taille comme des festivals de musique. Tout récemment par exemple, le festival interceltique de Lorient, proposait le Celticash dans une quarantaine de bars, démodant dans le même temps la carte bleue. Autre ville, autre projet. À Paris, le “Paris Region Pass”  a été lancé en juillet 2017 afin que les touristes puissent accéder aux lieux de visite emblématiques de la capitale. À terme, ce pass pourrait être étendu. Prendre les transports en commun, visiter des musées, ou encore payer chez les commerçants partenaires pourrait se faire rien qu’avec un simple bracelet. En somme, une solution bénéfique tant du côté du consommateur-touriste que du commerçant.

 

[ Retrouvez tous les chapitres du Cahier des Tendances sur ce lien.]

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