Cap Inde : Première étape et un sacré choc !

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Au nord-ouest de l’Inde, le Rajasthan, premier État du pays par sa superficie, ne manque pas de portes d’entrée royales. Aussi le choix d’Asie Infiny, groupe Australie Tours, de nous transporter pour la première étape à Khandela, ne manquait pas d’audace. Bonne pioche.  La cité historique à la campagne zappée par les guides papier de tourisme permet une entrée en douceur. Surtout après les méga-embouteillages à la sortie de Delhi !   

 

Pas de repos pour les braves ! Après un bref et dernier vol Bombay-Delhi, hyper confort- merci Jet Airways- la sortie de l’avion vers 8h30 du matin provoque un terrible choc thermique. Taux d’humidité de 50%, thermomètre proche des 45 degrés donnent l’impression de plonger dans un hammam ! On en perdrait presque la boule. Mais le comité d’accueil est bien là pour nous remettre la tête à l’endroit, et glisser autour de nos cous un collier de fleurs en prononçant l’incontournable « Namaste » (bonjour), les mains jointes.

 

Sur la route

A bord du minibus d’un confort absolu, la distribution de bouteilles d’eau -il est conseillé d’en boire 3 litres par jour- se fait en gants blancs s’il vous plaît.  On est tout aussi gâté avec notre guide, Pankaj Dubey.  Indien originaire d’Agra, adepte du yoga, de la méditation, du footing, il parle aussi bien français que nous. Et sa culture est un puits sans fond. L’étape du jour compte 220 kilomètres à travers le désert de Thar.

 

Le stop à mi-chemin, à Neemrana s’avère revigorant : douche, change et repas à l’hôtel Treehouse Dwarka, où nous sommes  reçus comme des princes. Par une route animée, bordée de champs piqués d’acacias, avec en toile de fond le chapelets de  pics érodés de la chaîne des Aravalli –l’une des plus anciennes formations  géologiques du globe–, les trois heures de route suivantes filent à vive allure. Vers 16 h, Khandela, nous voilà !

 

Un château-hôtel et une ville typique

L’accueil à l’hôtel Castle Khandela se fait sous une pluie de pétales et colliers de fleurs, toujours. Cet hôtel de 19 chambres est en fait la demeure personnelle du Rajah, Raisal Singh. Il continue d’y résider avec son épouse, et y exerce son métier de médecin. On goûtera en soirée et pour la nuit au charme de cette bâtisse hors normes érigée entre le 15e et le 18e siècles. 18 générations s’y sont succédé. Avant que la nuit tombe -vers 19h30- l’essentiel est à venir.

 

Premier contact avec une petite cité indienne de 30.000 habitants, riche d’un beau patrimoine architectural restée « dans son jus ». Maisons aux teintes vives, façades décorées, rues des plus animées par une myriade de petits commerces.

 

Il faut se frayer un passage entre les vélos, rickshaws, motos, voitures, tracteurs, cochons, vaches, zébus, chèvres, chien errants… Cécile craque pour des bracelets de pacotille du plus bel effet, notre guide pour des babouches en cuir. Une grande caverne d’Ali Baba à ciel ouvert s’offre à nous.

 

Mais le coup de cœur -partagé- est bel et bien pour ces enfants aux sourires éclatants, pétillants de vie,  pas sauvages pour deux sous. Ils expriment même le souhait d’être pris en photo… sans quémander d’argent. On se dit que les touristes doivent être rares pour susciter autant d’intérêt.

 

Comme des nababs

Notre périple se poursuit, installés comme des nababs sur des charrettes tirées par un dromadaire. Les équipages sortent de la cité pour la quiétude de la campagne environnante cernée par les monts de la chaîne des Aravalli. Une fois passé la myriade de coupoles en grès jaune des cénotaphes royaux, on rejoint la ferme de Raisal Singh. Culture bio et puits du 18e siècle.

 

Une surprise nous attend, posée sur une table, une bouteille McDowell’s  N°1,  le whisky indien ; mélangé ou pas avec le cola, c’est sacrément bon ! Une mise en bouche avant de regagner «  notre palais ». Le Rajah Raisal Singh nous y attend. Une sacrée personnalité!

Demain, on tire les bords vers Bikaner, 250 kilomètres plus à l’ouest. A demain.

 

 

Lire aussi le premier épisode de cet éductour.

 

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