Communication: quel TO osera faire de la pub sans plage ni palmiers?

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Jean-Baptiste Herman et Arnaud Le Bacquer de l'agence Glory Paris lors du Forum du Seto.

Les tour-opérateurs ont été un peu secoués mercredi à Deauville. Deux publicitaires invités par le Seto leur ont asséné quelques vérités sur leurs potentiels de marques. Ils ont aussi émis des suggestions de communication pas toujours évidentes pour le métier.

 

Se différencier pour exister, le message n’a rien de très original. Et pourtant, il n’est pas si évident dans le monde du tourisme « où tout le monde vend à peu près les mêmes choses ». Au Forum du Seto, le 12 décembre, les publicitaires de l’agence Glory Paris, ont voulu démontrer aux tour-opérateurs présents la force d’un message surprenant.

 

Déconnectée, décalée, loin des codes habituels du secteur concerné, la communication d’une marque serait ainsi plus efficace. Surtout si elle porte des valeurs, autour de l’engagement environnemental, sociétal…  de l’opérateur. En ligne de mire, la clientèle –à venir- des Millenials.

 

Palmiers vs réseaux sociaux

Pour Jean-Baptiste Herman et Arnaud Le Bacquer, les TO devraient sortir des schémas classiques (plages, palmiers,  mer bleue…). Sans pour autant choisir de mettre en avant les « expériences », notion galvaudée et utilisée jusque… dans l’électroménager.

 

Mieux vaudrait privilégier l’excellence opérationnelle -celle du professionnel qui garantit un parcours client fluide. Ou une offre totalement  originale qui va passionner les gens, comme Momondo et le voyage en fonction de son ADN.

 

Idéalement ? Une image (photo ou vidéo) qui entraîne l’adhésion du futur voyageur-client. Avec pour cela le passage obligé par les réseaux sociaux, caisse de résonance absolue. Et pour consécration la reprise dans les médias. Mais attention à se méfier des influenceurs ! Leurs émoluments brouillent auprès du public leur image de testeur impartial.

 

Des images à contre-courant?

Bref, « il faut avoir de la créativité ! » répètent les deux publicitaires.  Pourtant le secteur du tourisme ne manque pas d’imagination. Déjà le visuel n’est pas toujours une plage. La compagnie Ponant par exemple qui joue la carte de l’expédition montre la banquise, les ours blancs et les manchots. Une autre forme de tourisme, pourrait-on dire.

 

On se souvient aussi de la pub avec le ballet classique et Thierry Lhermitte pour le Club Med (voir ci-dessous). Depuis, il est vrai, la marque est revenue à des images de bord de mer. Un retour aux fondamentaux? D’autres ont utilisé la plage mais en cassant les codes, à l’instar de la pub de Fram où Guimard sur sa chaise longue a « oublié de rentrer » au travail.

 

Vidéo de la pub « Le Ballet » du Club Med

 

Sur le marché du tour operating, plusieurs marques sont bien connues du public, voire hautement recommandées comme Kuoni dans le classement Yougov. Plus que la notoriété, les tour-opérateurs en B2B voudraient des vendeurs performants et du trafic. Il faut donc pouvoir attirer les clients. Alors créer le buzz avec une campagne « sans plage ni palmiers »? Et si, finalement, les images de plage faisaient vraiment vendre… du voyage ?

Contact: alebacquer@gloryparis.com

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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