Exotismes, tour-opérateur encore « en croissance soutenue » !

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Exotismes continue à engranger des résultats positifs ! La bonne santé économique du tour-opérateur « ressemble à l’année dernière et à il y a deux ans » a indiqué le 31 août, Gilbert Cisneros, PDG du spécialiste des îles.  Maturation de la République dominicaine, investissements technologiques, budget marketing, « la croissance d’Exotismes reste soutenue, malgré Irma».

 

Sur 2017, Gilbert Cisneros a ainsi annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 3,8% sur un an, à 119,9 millions d’euros, pour un résultat de 3,23 M€ (+4,5%).  Exotismes et sa cinquantaine de collaborateurs ont fait voyager 89.524 clients l’an dernier, en croissance de 3,1%.

 

Et pour 2018 ? L’activité est « en progression de 11% ». « Si la tendance se maintient et si tout va bien, nous pourrions terminer l’année sur une croissance à deux chiffres, du CA et du résultat », prévient-il.

 

Le PDG reste prudent. Cette année, il a fallu gérer en janvier les conséquences du cyclone Berguitta pour « 2.000 clients à la Réunion et l’île Maurice ». Les grèves du printemps chez Air France et à la SNCF ont représenté « un surcoût ». « L’impact en est difficile à chiffrer, explique Gilbert Cisneros.  Mais il correspond à un travail supplémentaire de gestion des voyages (reports, reprotections…) pour les équipes. »

 

Les Antilles affectées par Irma

Pour 2017, « on aurait certainement fait un peu plus sans l’ouragan  Irma » explique le PDG. A Saint-Martin, par exemple, tout s’est arrêté.  L’île antillaise représente habituellement « 3 à 4 millions de clients par an » pour le TO. Si toutes les infrastructures hôtelières n’auront pas encore rouvert cet hiver, Exotismes attend néanmoins un redémarrage de la destination cette année.

 

« Les ventes sur Saint-Martin ont repris, note Gilbert Cisneros. L’aéroport, les routes, le réseau électrique, tout est en état. Mais plusieurs hôtels sont en travaux pour un an. C’est aussi l’occasion pour certains de se mettre aux nouvelles normes. »

 

Tandis qu’à Saint-Barthélemy où la capacité hôtelière est beaucoup plus petite (« 500 chambres  au global »), la destination est repartie plus tôt. « L’effet Johnny a joué aussi, reconnaît le PDG d’Exotismes. Sur notre outil en ligne, Saint-Barthélemy représente 500 à 1.000 connexions par jour. A l’annonce de l’enterrement du chanteur, les recherches sur Saint-Barthélemy ont connu des pics à 50.000 connexions/ jour ! »

 

Très bonnes performances de la République dominicaine

Effet de report à cause d’Irma? La République dominicaine avec près de 10.000 clients (9.984 exactement pour un panier moyen de 1.363 €) est en progression de 42%. A comparer avec Martinique et Guadeloupe où Exotismes a fait partir respectivement 16.536 et 17.582 clients l’an dernier. Ou encore avec sa première destination, l’île Maurice (19.148 pax, 1.508€ de panier moyen).

 

Pour sa troisième année en République dominicaine, Exotismes estime avoir « affuté son expertise ».  En 2018, il a d’ailleurs « noué un partenariat avec la chaine hôtelière AMResorts (Dreams Punta Cana…) au mois d’avril » signale Didier Sylvestre, directeur général adjoint d’Exotismes en charge du commercial. « D’ici 2 à 3 ans, nous aurons atteint la pleine vitesse sur la Rép. Dom. Nous serons dans le Top 3 ou 4 des TO sur la destination » prédit son PDG.

 

Autres destinations dont la croissance est à noter : Maldives +20%, Réunion +18%, Seychelles +11% et Pacifique à +22%. En 2017, 2.314 clients pour un panier moyen de 2.545€ ont choisi la Polynésie avec Exotismes. La tendance devrait se poursuivre en 2018. L’arrivée de French Bee sur Tahiti ayant apporté « de la capacité et des tarifs » souligne le PDG du TO.

 

Technologie et marketing en appui de la croissance

Exotismes investit « entre 300 et 400 K€  par an en technologie » rappelle Gilbert Cisneros. Le tour-opérateur à 90% en B2B travaille à l’amélioration continue de ses process online. En jeu, le gain de temps pour les vendeurs (faire un devis en une minute sur le « à la carte ») pour augmenter encore la part des ventes réalisées en ligne (60% aujourd’hui). Le PDG annonce ainsi « une révolution pour l’an prochain autour de l’intelligence artificielle »

 

En parallèle, Exotismes consacre 1% de son CA en marketing et communication. Un budget qui sert aux opérations avec les agences (soirées, eductours, challenge de vente « Ruée vers l’or », etc.) Mais aussi aux campagnes de publicité à la télévision. « Nous sommes présents sur les chaînes de la TNT (LCI, France5…) », précise Didier Sylvestre. « Les campagnes télévisées s’accompagnent de formation dans les agences de voyages, de promotion dans les vitrines. Le ‘Vu à la télé’ fait entrer des clients dans les agences » assure Gilbert Cisneros.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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