TUI France : Pascal de Izaguirre secondé par Hans Van de Velde

Hans van de Velde et Pascal de Izaguirre, TUI France
Hans van de Velde, nouveau chief operating officer, (COO) et Pascal de Izaguirre, chief executive officer (CEO) de TUI France.

Nouveau COO, Hans Van de Velde, se voit adjoindre la distribution retail et tierce au tour operating. TUI France est (encore) plus intégrée à la Western Region du groupe TUI. La filiale française de TUI Group se dote aussi d’un comité opérationnel (Manco).

 

Dans une note interne, les salariés de TUI France -historiques et anciens Transat- ont appris mardi 9 janvier qu’une nouvelle gouvernance était mise en place dans l’entreprise. Avec la création d’un comité opérationnel dit « Manco » (pour managing committee) sous la houlette (ou la férule?) de Hans van de Velde. Le directeur du tour operating voit d’ailleurs ses attributions élargies à la distribution. En parallèle, des modifications sont introduites au sein du Comex (comité exécutif).

 

Les salariés que nous avons contactés sont partagés: « des changements pas très importants qui concernent surtout la direction » d’après certains, « un désaveu pour le PDG Pascal de Izaguirre » selon d’autres. Pourquoi cette divergence d’interprétation ? Ces modifications étaient-elles devenues une nécessité au vu de la taille de l’entreprise -un peu moins de 950 salariés en CDI (voir encadré ci-dessous) ? Une réponse à des résultats économiques qui se font encore attendre? Une autre application de plus du modèle TUI à la France ? L’urgence de trouver un partenaire financier pour Corsair ? Sans doute un peu de tout cela.

 

Un nouvel outil de pilotage hebdomadaire

TUI France est donc doté d’un Manco ou comité opérationnel, « sur le modèle d’autres entreprises de même envergure [1,1 Md€ de CA cumulé avec Transat France sur l’exercice 2016-17]. C’est une structure opérationnelle que l’on retrouve  souvent dans des sociétés d’autres secteurs » nous explique-t-on chez le tour-opérateur.

 

A sa tête, Hans van de Velde, nouveau chief operating officer (COO). Le directeur du tour operating depuis juin 2016 est désormais, en effet, également directeur de la distribution tierce et en agences en propre et  franchisées. Le Manco se compose de 9 autres personnes : Victoire Binart (revenue management), Cyril Cousin (croisières), Caro Degryse (production), Ange Derment (groupes), Magali Ghirardi (DAF), Paulo Grilo (IT), Pierre-Olivier Grolleau (retail), Serge Laurens (marketing & on-line) et Stéphane Le Coz (réseaux tiers).

 

Ce Manco se réunira une fois par semaine. « La pression sur les objectifs est sûrement intensifiée » nous confie un salarié. Avec cette gestion des ventes surveillées de près, « on aura une plus grande rapidité de décision et de réaction »  estime cet autre salarié.

 

La structure  va permettre une coordination plus grande avec les Manco similaires de la Western Region de TUI (Belgique et Pays-Bas). Il est vrai que l’amélioration des chiffres de toute la région dépend de la profitabilité de la filiale française qui « de façon décevante » n’a pas progressé sur le dernier exercice (voir notamment p.67 du rapport annuel 2017 de TUI Group). La France reste un « big challenge » pour TUI.

 

Un Comex renouvelé

Le comité exécutif, chargé de la stratégie à trois ans, du suivi des résultats, etc. présidé par Pascal de Izaguirre se compose de 7 autres personnes. Jerôme Picard (DSI) et Sami Tritar (DAF), deux directeurs partis –le premier en démissionnant et le second sur le plan de départs volontaires–, n’en font plus partie mais leurs remplaçants, oui.

 

En revanche les deux directeurs de la distribution, Pierre-Olivier Grolleau et Stéphane Le Coz, sont représentés par le nouveau COO, Hans van de Velde. Autour de lui, on trouve désormais Ange Derment (groupes), Magali Ghilardi (DAF), Paulo Grilo (IT), Martine Haas (communication & RSE), Serge Laurens (marketing on-line) et Isabelle Michakak (RH). Le Comex se réunit toutes les trois semaines.

 

Un PDG recentré sur l’aérien

Pascal de Izaguirre reste bien PDG de TUI France, c’est-à-dire « le dirigeant de deux entreprises avec deux activités distinctes », un tour-opérateur et une compagnie aérienne. « C’est le seul en France » nous signale-t-on.

 

« Le contexte actuel -la fusion avec Transat, la recherche de partenaires stratégiques pour Corsair- fait que la charge de travail (du patron français) s’est  tant accrue qu’il lui faut déléguer l’opérationnel », nous explique-t-on.« C’est pour cela que le commercial et l’opérationnel du TO sont abordés en Manco, et  qu’Hans van de Velde fait le lien en étant également membre du Comex ».

 

La feuille de route de Pascal de Izaguirre est claire, trouver des partenaires pour Corsair  « et il n’y a que lui qui peut le faire! ». Deux ans après l’échec d’une transaction avec le groupe Dubreuil (Air Caraïbes), la banque Rothschild est mandatée pour relancer la vente de la compagnie régulière. Sachant que le groupe TUI dispose d’une flotte charter maison, TUIFly.

 

Le PDG de TUI France reste concerné par le tour-opérateur qu’il préside. Il continue à le « représenter au Seto et aux Entreprises du Voyage ». Sur le plan stratégique, il  va poursuivre les orientations impulsées par le groupe TUI et la Western Region. Il a cosigné la note interne avec Elie Bruyninckx, CEO de TUI Western Region.

 

La fusion TUI-Transat arrive à son terme

Il n’y aura pas de deuxième et troisième phase d’appel au volontariat pour le plan de départs volontaires (PDV) du Projet One. L’avis du CCE a été requis cette semaine en réunion. Les candidats ont été très nombreux sur la première phase, en juillet dernier (pour des départs de septembre 2017 à janvier 2018) , soit « 305 demandes et 233 acceptées ». Beaucoup ont demandé à anticiper leur départ avant la fin 2017, ce qui concentre d’autant plus les départs et le budget sur la première année. 66 personnes se sont vu refuser leur demande -certains d’entre eux ont préféré alors démissionner- et 46 postes restent vacants « pour lesquels il faudra peut-être recruter ».
Les déménagements se font par vagues tout le mois de janvier pour fermer le site d’Ivry-sur-Seine le 31 janvier. Au global, l’effectif TUI + Transat comptera 949 salariés en CDI. A comparer avec les 1.304 postes au global issus de la fusion.

Publié par

Journaliste – Le Quotidien du Tourisme

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