Aigle Azur perd son actionnaire historique et trouve un accord avec ses pilotes

Transport
Aigle Azur va-t-elle enfin se lancer en long-courrier ?

Weaving Group (ex-groupe Go Fast) a cédé la participation minoritaire qu’il détenait au capital d’Aigle Azur à l’entrepreneur spécialisé dans le transport aérien, David Gary Neeleman.

Weaving Group cède ses parts à David Gary Neeleman

Dans un communiqué, le groupe Weaving rappelle qu’en 2001, quand il s’appelait encore GoFast, il a racheté Aigle Azur, dont la flotte ne comptait plus qu’un avion. L’objectif était de développer le pavillon français sur des marchés affinitaires.

 

Une politique menée sous l’impulsion d’Arezki Idjerouidene, puis de son fils Meziane Idjerouidene, qui a contribué à la croissance de la compagnie. En 2012, le groupe chinois HNA, propriétaire de Hainan Airlines a fait son entrée au capital de la compagnie à hauteur de 48%.

 

Aujourd’hui, le groupe Weaving explique qu’Aigle Azur pourra s’appuyer sur un nouvel actionnaire, David Gary Neeleman, « l’un des entrepreneurs du secteur aérien parmi les plus reconnus dans le monde, qui a créé et développé quatre compagnies aériennes indépendantes : Morris Air, WestJet, JetBlue et Azul et qui est au capital de TAP Air Portugal ».

 

Long-courrier : Aigle Azur a enfin signé un accord avec ses pilotes

A l’époque de l’entrée du groupe chinois dans le capital, l’idée était qu’Aigle Azur se développe en long-courrier, notamment vers la Chine. Mais, faute d’accord avec ses pilotes et en raison de problèmes liés au survol de la Russie, la compagnie n’a jamais franchi le pas.

 

En septembre 2017, Frantz Yvelin, fondateur de L’Avion et de La Compagnie, tout juste arrivé à la tête d’Aigle Azur, nous confiait être très proche d’un accord avec les pilotes. Ces derniers et la direction travaillaient ensemble « dans un très bon climat ». Début novembre cet accord a été signé, levant par là un obstacle majeur au développement d’Aigle Azur en long-courrier. Le chantier en cours, qui se déroule de façon « très positive et constructive » selon la direction porte désormais sur un accord avec les PNC.

 

Qui plus est, la compagnie a annoncé l’ouverture prochaine d’une route Paris-Moscou, signe que ses relations avec les autorités russes ne sont pas si mauvaises.

 

Pour cela, il va falloir des avions. Or, certaines sources laissent entendre qu’Aigle Azur serait intéressé par trois des Airbus A330 qu’Air Berlin louait jusqu’à sa faillite. A l’heure de notre bouclage, nous n’avions pas réussi à joindre la direction de la compagnie pour confirmer cette information.

 

 

 

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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