Brésil: les acteurs du tourisme de luxe de la BLTA à Paris

Destination
Martin Frankenberg, président de la BLTA et du réceptif de luxe brésilien Matuete.

Hôteliers et réceptifs de luxe ont organisé un workshop pour les professionnels français. A l’ambassade du Brésil à Paris, un tiers des membres de la Brazilian Luxury Travel Association était présents jeudi 8 mars. Leurs produits sont adaptés à une clientèle européenne à la recherche d’authenticité.

 

Les Français intéressent les opérateurs du tourisme de luxe brésilien. Une délégation de 13 hôteliers et DMC est venue à Paris présenter ses boutiques hôtels, pousadas et services. Quasiment tous situés sur la côte du Brésil entre Fortaleza et Florianopolis, leurs hôtels comptent de 9 suites à 80 chambres. Ils sont également membres des réseaux de luxe Traveller Made ou Virtuoso. L’un d’eux, Campo Bahia, est aussi labellisé Small Luxury Hotels of the World (SLH), « le seul du Brésil ».

 

« La petite taille des propriétés est une des caractéristiques du luxe brésilien, explique Martin Frankenberg, président de l’association BLTA (Brazilian Luxury Travel Association). Pour l’instant, il n’y a pas de marque hôtelière internationale de luxe présente dans le pays. Même si on parle d’un futur Six Senses ou d’un Four Seasons. Mais les projets prennent du temps au Brésil… Et les normes environnementales sont très strictes. »

 

Le tourisme de luxe au Brésil en 4 points

Le luxe brésilien selon le président de la BLTA et ses 33 membres est ainsi caractérisé par l’authenticité de l’offre. Une valeur recherchée par « le voyageur de luxe au 21e siècle ».  Outre la taille des hôtels, il souligne trois autres points qui contribuent à la spécificité du segment au Brésil.

 

Pour le réceptif, « il n’y a pas d’itinéraires standards, explique Martin Frankenberg, également patron de Matueté, un DMC luxe. Le pays est tellement vaste et divers qu’il existe des dizaines d’endroits où aller en fonction de la saison. Un bel itinéraire en janvier ne sera plus valable en août, par exemple ».

 

Les agences et opérateurs brésiliens de la BLTA travaillent donc en sur mesure. Ils vont proposer des voyages aussi différents que les régions d’Iguaçu, du Pantanal ou l’Amazonie par exemple. Mais également d’autres moins connues.

 

« Les touristes français sont souvent pionniers pour découvrir des sites relativement confidentiels à l’international.  ils aiment beaucoup la côte entre Sao Luis et Fortaleza où ils pratiquent le kite-surf », illustre Martin Frankenberg.

 

Les plages sont aussi une force d’un Brésil authentique. Et pas seulement pour l’image de ces grandes étendues de sable blanc que l’on peut en avoir. « A la différence d’autres paradis tropicaux, on va rencontrer sur les plages brésiliennes plus de locaux que d’étrangers «  souligne le président de la BLTA. Les Brésiliens aisés représentent « 50% de la clientèle du tourisme de luxe » au Brésil, précise Martin Frankenberg.

 

Enfin la richesse de la scène culturelle est un atout pour le Brésil. Le voyageur aura par exemple de la musique brésilienne partout où il se rendra. Une musique qui s’exprime dans des styles différents mais authentiquement brésilienne. « Pas la même musique internationale que l’on peut entendre ailleurs dans toutes les destinations. »

 

Des Français qui comptent pour ce segment de marché

Les Français constituent « le deuxième marché européen du Brésil » sur ce segment du tourisme de luxe derrière les Britanniques. Soit « 8% du global » sur les quelque 6,5 millions de touristes étrangers que le pays reçoit par an. Le luxe représente « environ 5% » des arrivées touristiques au Brésil.

 

Mais il constitue « 30% des revenus » du secteur et est fortement générateur d’emplois, explique Martin Frankenberg. C’est la troisième année consécutive que la BLTA organise un déplacement à Paris. Contact : martin@matuete.com (le président de l’association parle couramment français).

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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