Adagio : on a testé pour vous l’appartement connecté

i-tourisme

Inaugurée au printemps dernier, la chambre connectée a déjà accueilli une trentaine de résidents en quête d’une nouvelle expérience. I-Tourisme s’est laissé guider par Zac, l’assistant vocal qui veille au confort de ses hôtes. 

 

C’est l’une des dernières chambres de l’établissement Adagio Bercy, rue Minervois, au cœur du quartier d’affaires dynamique de l’est parisien. Située au huitième étage de l’immeuble recouvert de plaques de béton gris clair, la chambre connectée est la nouvelle attraction de la chaîne d’appart’hotels. Depuis le printemps 2019, la résidence accueille en effet un studio d’une vingtaine de mètres carrés, équipés d’une technologie de reconnaissance vocale mis au point par la start-up française Vivoka. A l’heure où les objets connectés prennent une place de plus en plus importante dans nos foyers, ils s’implantent tout naturellement dans les hébergements hôteliers.

 

Changer d’ambiance sans changer de chambre

 

Praticité, simplicité et gain de temps sont les trois avantages fournis par cette technologie incarnée sous le nom de « Zac », l’assistant vocal mis à la disposition des clients dans leur chambre. Sur la porte de la chambre précédée d’un vestibule, est inscrit en anglais cette phrase : « Ouvre ton esprit, l’expérience commence ici ». A première vue, il s’agit d’un appartement somme toute classique, équipé d’une salle de bain sur la gauche, d’une entrée avec placard, d’une cuisine en longueur et d’un lit deux places. La décoration, plus épurée, aux accents scandinaves, colle davantage aux tendances actuelles. Un détail fait la différence toutefois. Sur la paillasse de la cuisine est posé un écran en forme de Z d’où apparaît en hologramme « Zac », l’assistant vocal.

C’est par ce biais que toutes les commandes électroniques de la pièce peuvent être passées : allumer la lumière, l’éteindre, ouvrir, fermer les rideaux, diffuser de la musique selon les envies… Outre ces fonctions standards, l’assistant, qui répond seulement à l’appel de « salut Zac », peut déployer une palette variée d’ambiances thématiques : relaxation, lecture du soir… Il est également capable de réguler l’intensité de la luminosité selon les humeurs (au réveil, au coucher), de diffuser des huiles essentielles, de verrouiller la porte. Commandé par la voix, cet assistant virtuel peut l’être également via l’application dédiée crée par Vivoka. A eux deux, ces outils font office de majordome connecté et fournissent diverses informations comme des conseils de repas, les lieux de restauration les plus proches, prennent des commandes (un taxi, un petit-déjeuner…). S’ajoutera bientôt la commande à distance de la télévision et de séries Netflix.

 

Un gain de temps

 

L’assistant conceptualisé de A à Z par la société Vivoka repose sur une technologie de NLP (natural language processing), traduisez « traitement automatique du langage naturel ». « Le lexique de notre assistant vocal est développé en interne de la société et est commun à tous nos clients. Mais on a la capacité d’intégrer des mots clés selon le client. Par exemple, dans le cas de la chambre connectée, Zac apprend des terminologies propres à l’univers d’Adagio (« formule déjeuner », « boutique d’hôtel », ou tout simplement « Adagio »). Il s’agit d’un système d’apprentissage basé sur de l’intention et non sur de la sémantique. Zac peut comprendre le langage naturel sans qu’il soit nécessaire de dire une phrase mot pour mot », explique Florian Guichon, directeur des opérations chez Vivoka. Par ailleurs, la technologie fonctionne via un protocole domotique : ainsi la box vocale doit être compatible avec tous les objets connectés.

 

En phase de test depuis le printemps 2019, la chambre connectée a déjà accueilli une trentaine de clients qui ont expérimenté une nuit ou plus en échange d’un questionnaire de satisfaction argumenté. Cette phase de test devrait s’achever à l’automne prochain et déboucher sur un déploiement courant 2020 d’autres chambres connectés au sein de la résidence. A cette question « faut-il craindre la disparition du majordome de chair et d’os ? » Vivoka, par l’intermédiaire de son directeur de l’exploitation, répond « Cet assistant n’a pas pour but de supprimer un métier mais au contraire de le réaxer sur des tâches essentielles et non plus chronophages. Zac ne peut pas faire un déplacement de la réception à la chambre pour apporter des draps propres mais il peut donner des informations pratiques comme le code wifi ou le numéro de téléphone d’un taxi, évitant dans le même temps de faire perdre du temps au réceptionniste ».

 

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