Ces baroudeurs qui privilégient le train ou… la voiture électrique

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Le thème de l’écologie n’épargne pas le secteur du tourisme, bien au contraire. Sont principalement pointés du doigt, les modes de transport polluants et émetteurs de CO2 comme l’avion. C’est dans ce contexte que le road trip séduit de plus en plus de touristes à la recherche de moyens de déplacement « propres ». 

 

On ne compte plus désormais les tours du monde en trains, voitures, vélos, campings car, cargos… Manquait encore à cette longue liste, la voiture électrique. En bouclant son tour du monde dimanche à bord d’un véhicule électrique, Wiebe Walker pourrait bien s’inscrire dans le Guiness des Records 2019. Parti en 2016 de Hollande pour rejoindre l’Australie, le jeune Néerlandais a parcouru 95 000 kilomètres à travers le monde avec un projet inédit : celui de voyager en voiture électrique et sans argent. Arrivé hier à destination (Sydney), le Néerlandais a relevé un double défi : promouvoir un mode de transport propre à travers le monde et souligner la générosité des gens qu’il a croisé durant son périple et qui l’ont aidé. En 2016, il transforme son break en voiture électrique désormais baptisé “Blue Bandit”, un véhicule facilement identifiable de par sa couleur bleue (voir publication Instagram). Il passe ainsi par la Turquie, l’Iran, l’Inde, la Birmanie, la Malaisie, l’Indonésie et tente au travers de ses échanges avec la population locale, d’insuffler de nouvelles opinions sur la conduite électrique.

 

 

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I MADE IT!!! What an incredible day! We started with an Electric Parade driving from the North of Sydney to the @rbgsydney! I expected a few cars to join but there were at least 40, maybe even more! Thanks everyone who attended the parade! At 3pm I arrived at the Botanic Garden and there were a lot of people waiting for me and even two helicopters from news channels who were doing a live broadcast of the arrival, pretty insane! So glad I made it. It took some effort but overall I had a pretty easy trip, made possible by hundreds of people who signed up on my website, offered help on the way or people online who reached out to help. People are congratulating me as I have show the possibilities of electric cars but I am more happy with all the help I received from people during my journey. Wow what a trip! Big thanks to @bundles_official for supporting me the Blue Bandit and letting me drive it all the way to Sydney. Also thanks to SSE Australia for supporting the event and the Royal Botanic Garden for hosting me at the most beautiful spot in the world! Wowowwow. I’m going to party now and full with adrenaline! #PlugMeIn #Finish #wow #Amazing #nowords #hashtag

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Voyage social et solidaire

 

Le trajet ne lui a coûté aucun centime puisqu’il a été entièrement financé par des dons qui ont contribué à l’alimentation électrique de sa Blue Bandit. De même sur place, il a toujours pu compter sur la générosité des locaux pour l’hébergement et la nourriture. Pour faciliter les échanges, Wiebe Walker a imaginé une plateforme de mise en relation via son site dans laquelle les collaborateurs peuvent indiquer où ils se trouvent et s’ils peuvent lui offrir soit un repas, un toit pour la nuit ou de l’électricité pour recharger sa voiture. Toutes ces offres ont déterminé le parcours du baroudeur jusqu’à Sydney.

 

Cette aventure n’est pas sans évoquer les périples de Nans et Mouts, alias Nus et Culottés dont l’émission éponyme a été couronnée de succès. Les deux Français avaient débuté leurs expériences itinérantes en 2012 en partant nus et sans argent depuis un lieu inconnu en France ou à l’étranger. A la manière de Wiebe Walker, les deux comparses avaient pour seuls objectifs un point de chute à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres et l’envie de partager des expériences humaines avec les personnes rencontrées. Pendant leurs émissions, ils se déplaceront alors grâce à différents modes de transport, marche, covoiturage, avion, canoë (…) et grâce au troc (échange de services…), pourront accéder à de la nourriture et des vêtements.

 

« Flygskam » et « trainbrag »

 

Des projets alliant défi physique et réflexion éco-responsable, le web en recèle des dizaines et des dizaines. La mode du road trip se démocratise à mesure que les modes de transports se multiplient et que les préoccupations environnementales envahissent l’esprit des touristes contemporains. Récemment, c’est d’ailleurs le concept scandinave de “flygskam” qui a éclos sur le net sous forme de hashtag et qui illustre de nouveaux besoins. Derrière ce terme, c’est littéralement la “honte de voler” qui est exprimée. Cette tendance venue tout droit de Suède et incarnée par la jeune militante Greta Thunberg, a pris de l’ampleur ces derniers mois, incitant à emprunter des modes de transports plus propres. Les premiers hashtag “flygskam” remontent seulement au mois de mars sur Twitter et Instagram et s’opposent au “train brag” illustrant la fierté de prendre le train.

 

Cette philosophie se traduit dans les faits par la baisse du nombre de vols intérieurs et la croissance de la clientèle ferroviaire en Suède comme l’indique Lina Elström, en charge de la clientèle d’affaire pour SJ, la compagnie ferroviaire historique en Suède : “2018 a été une année record pour la clientèle d’affaires, avec une croissance de +4,5%. Tous nos trains sont équipés de wifi car les gens veulent profiter de leur trajet pour travailler. Les trains de nuit sont aussi en croissance, avec 11% de passagers en plus”. C’est dans ce contexte que le salon du voyage en train s’est tenu les 30 et 31 mars dernier à Stockholm. Parallèlement, le pays a mis en place une taxe sur les billets d’avion. Soit autant de tentatives pour parvenir à cet objectif ambitieux : devenir le premier pays neutre en carbone d’ici 2045.  

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