Ces villes qui résistent (ou pas) à Uber

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Alors qu’Uber présente de nouveaux services censés développer de nouvelles façons de se déplacer, certaines villes ont déclaré la guerre au géant américain, d’autres l’ont tout simplement banni. 

 

A Paris, rien ne présage pour l’instant la disparition du groupe Uber, n’en déplaise à ses détracteurs. En effet, c’est ce jeudi 11 avril que la firme spécialisée dans les transports lançait Jump, son nouveau service de vélos et trottinettes électriques, disponible en libre-service. Cette bonne nouvelle pour la licorne (start-up dont la valeur dépasse le milliard) n’est pourtant pas sans rappeler les nombreux litiges qui l’opposent avec de nombreuses villes dans le monde. 

 

Alors que le géant confirme sa place à Paris – l’un de ses plus grands marchés – et qu’il s’étend à d’autres villes de province en France (Avignon, Aix-en-Provence et Toulon récemment), des métropoles du monde entier lui claquent la porte. La raison évoquée est bien souvent la concurrence déloyale des VTC dénoncée par les taxis traditionnels. En Europe, la liste est longue : Francfort (seuls Berlin et Munich délivrent encore le service en Allemagne), Barcelone, Sofia (Uber a suspendu ses services en Bulgarie en septembre 2015 après que la société ait été largement critiquée pour ses pratiques déloyales) ou encore Copenhague ont interdit à Uber et à ses chauffeurs d’exercer dans leur ville. A Londres, la situation est plus compliquée. La licence avait été retirée à Uber en 2017 par l’autorité des transports de Londres avant d’être finalement prolongée de 15 mois par un tribunal londonien en juin 2018.

 

En Chine, Uber remplacé par Didi Chuxing

 

Dans de vastes pays comme l’Australie, Uber exerce ses activités dans tout le pays à l’exception du Territoire du Nord, après que l’application ait refusé de payer le droit de licence proposé de 300 $ par voiture. Les deux grandes villes de la région, Alice Springs et Darwin bénéficient depuis peu d’une société de covoiturage dénommée Hi Oscar qui le remplace. L’Asie est aussi desservie de manière aléatoire en fonction des régions. La Chine a banni Uber pour laisser place à un service plus local, Didi Chuxing). A Singapour, la situation est inverse : la société américaine avait cessé ses activités dans la ville et vient en fait de déclarer son retour avec l’ouverture de son hub Asie-Pacifique le 2 avril dernier.

 

Enfin, d’autres municipalités n’ont tout simplement pas fait entrer Uber sur leur territoire. C’est le cas de Vancouver, rare exemple en Amérique du Nord à interdire purement et simplement les VTC. Résultat, l’autopartage, les transports en commun ou encore le vélo sont très populaires dans la métropole canadienne.

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