Tinder protège les vacanciers LGBTQ+ en zone hostile

i-tourisme

L’application de rencontres vient d’ajouter une nouvelle fonctionnalité dédiée à la communauté LGBTQ+ lorsqu’elle se déplace dans des pays où l’homosexualité est encore considérée comme un crime. 

 

Il existe plus de 70 États dans le monde qui exercent une législation répressive à l’encontre de la communauté LGBTQ+. Certains « punissent » l’homosexualité par une peine de prison, jusqu’à la perpétuité parfois, d’autres vont jusqu’à la condamnation à la peine de mort. C’est le cas de plusieurs pays africains, le Soudan, la Somalie, le Yémen, ou encore une petite partie de l’Asie (Afghanistan, Iran).

Si de moins en moins de pays considèrent aujourd’hui les relations entre personnes de même sexe comme un crime (c’est le cas par exemple de la Chine qui a dépénalisé l’homosexualité en 1997 ou encore l’Inde tout récemment), il existe encore des zones du monde à risque potentiel pour ces personnes. Ainsi, l’application de rencontres Tinder a créé un outil destiné à renforcer la sécurité des membres de cette communauté. Lorsqu’ils utilisent cette plateforme dans l’un des 72 pays appliquant des lois qui pourraient les incriminer, ils peuvent recevoir une alerte informant du danger potentiel. Cette alerte est déclenchée grâce à la position GPS du smartphone lorsque l’utilisateur se trouve à l’étranger.

 

De plus, l’alerte fonctionne également dans son pays d’origine avec la fonctionnalité Passeport de l’application qui permet d’entrer en contact avec des personnes dans le monde entier. Une fois sur place, les personnes peuvent choisir via cet outil de masquer leur profil et donc leur orientation sexuelle pour plus de sécurité. Inciter des personnes à masquer leur identité, donc leur liberté, l’initiative peut choquer. Mais Tinder s’en défend en expliquant, par la voix de son Directeur Général, Elie Seidman, qu’au-delà de « l’importance de l’inclusivité pour toutes les identités de genre et orientations sexuelles, la réalité est encore différente dans certains pays qui sont dangereux pour nos utilisateur.ice.s LGBTQ+« . « Selon nous, la sécurité de la communauté LGBTQ+ dépend également de leur protection au travers de leurs usages numériques« , complète André du Plessis, directeur exécutif d’ILGA World.

 

Une politique d’inclusion

 

Les efforts de la société en faveur de cette communauté ne sont pas feints. En effet, Tinder s’est entouré de l’Association internationale lesbienne et gay, ILGA World, pour établir la liste des pays dans lesquels l’alerte serait activée. L’inclusion de toutes les orientations sexuelles est d’ailleurs toute récente. Elle date du début du mois de juin 2019 et dresse une liste assez exhaustive d’orientations : hétérosexuel, gay, lesbienne, bisexuel, queer, asexuel (qui ne ressent pas de désir sexuel), demisexuel (qui n’éprouve aucune attirance sexuelle hors d’une relation proche), pansexuel (qui peut être attiré par un individu de n’importe quel sexe ou genre) et questioning (qui se questionne sur sa sexualité). Déjà, Tinder s’était associé à à GLAAD (Alliance gay et lesbienne contre la diffamation), pour mettre en oeuvre cette nouvelle option.

Pour rappel, l’application qui séduit près de 50 millions de personnes dans le monde est disponible dans 190 pays et plus de 40 langues. Ce qui en fait l’une des cinq meilleurs applications – hors gaming – sur terre.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *